Pour une sociologie du covoiturage

Le covoiturage est une tendance forte de nos sociétés préoccupés d’écologie, d’économie et de technologie. Mais qui sont les « covoiturants », ceux qui ont fait de mode de transport alternatif une pratique régulière ? Autonews nous donne un aperçu intéressant du profil des utilisateurs de service de covoiturage, grâce à une étude de la MAIF. Les conclusions de l’étude nous apprennent ainsi que le facteur clé du passage au covoiturage est d’ordre économique, avec 94% des sondés qui s’y sont mis pour économiser. On ne saurait leur donner tort puisque selon notre cas pratique sur un trajet de 30km effectué quotidiennement, le covoiturage permettait d’économiser 1 760€.

D’autres statistiques nous renseignent sur la pratique du covoiturage, utilisé de manière occasionnelle (66%), dans le cadre d’un trajet long (330km) pour aller notamment en vacances (dans 56% des cas). Ceci étant dit, les choses devraient changer avec l’arrivée du covoiturage dynamique, qui, grâce à la géolocalisation et des téléphones portables de plus en plus performants, permettent aux conducteurs et passagers de connaître l’état de « l’offre » de covoiturage en temps réel, sans avoir besoin de passer des appels, de fixer des rendez-vous, etc. Une entreprise comme Covivo propose un service de ce type.


Cette start-up incubée à Sciences Po avec le soutien d’Oseo et de l’Ademe, s’est lancé sur cette part du marché du covoiturage. Dès qu’ils sont connectés au réseau Covivo (via leur iPhone, par exemple), conducteurs et passagers sont informés en temps réel des possibilités de covoiturage. Cette innovation, portée par deux Lorrains, Matthieu Jacquot et Marc Grosjean, est également soutenue par la région Lorraine.

L’étude de la MAIF poursuit son profiling : le covoitureur est jeune (60% ont moins de 30 ans), le conducteur plus agé (un tiers de plus de 40 ans) que les passagers (40% d’étudiants et 60% de « sans-permis »). Les contraintes traditionnelles du covoiturage (problèmes d’horaires, trajets « fixes ») sont perçus par 20% des utilisateurs, mais là encore, le covoiturage dynamique devrait changer la donne. Gageons qu’une prochaine étude de ce type apportera des résultats différents, comme le fait que les covoitureurs d’aujourd’hui et de demain seront des personnes technophiles, qui se servent des nouvelles technologies pour améliorer leurs trajets au quotidien. Les quelques 3 millions de Français qui pratiquent le covoiturage devraient donc bientôt être rejoints par d’autres !

DynamicsAuto

Source : http://www.autonews.fr/Dossiers/Votre-quotidien/covoiturage-153496/

Source : http://www.hurriyetdailynews.com/n.php?n=car-pooling-to-combat-traffic-congestion-2009-12-10

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3 réflexions sur “Pour une sociologie du covoiturage

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