Le profil des pratiquants du covoiturage dynamique s’affine

Nous vous avions déjà parlé à plusieurs occasions du profil-type des utilisateurs de services de covoiturage, notamment de covoiturage dynamique et mobile. Une étude récente avait montré que le covoiturage était davantage féminin (dans 62% des cas, c’est une majorité assez nette), salarié (dites adieu au cliché du hippie faisant du pouce sur le bord des autoroutes avec sa guitare) et quotidien (de plus en plus, les trajets domicile-travail ont intérêt à se faire à plusieurs – 1 700€ d’économie par an sur un trajet de 30km que l’on déciderait de partager !).

Une nouvelle étude est donc sur le point de livrer ses données, grâce au programme Mobigis, une société de consulting et développement en utilisation de systèmes d’information géolocalisées pour le privé et le public, et à l’Université J.F Champollion d’Albi. L’enquête porte notamment sur les freins à l’usage du covoiturage dynamique. Nous en avions identifié un certain nombre :

(les freins au covoiturage selon le MIT)

  • « Voyager avec des inconnus ? » est un classique des études sur le covoiturage. Mais des sites de covoiturage permettent de connaître les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de réseau social. C’est le cas par exemple de Covivo ou de Comuto, l’application de Covoiturage.fr. Plus précisément, ces outils permettent d’obtenir le profil des utilisateurs enregistrés, de voir leur préférences (accepte les animaux ou non, aime discuter ou non, etc), et d’avoir comme sur eBay une évaluation par les membres qui ont déjà covoituré avec.
  • « Monter dans une voiture dont on ne sait rien ? », la crainte est légitime, mais encore une fois la technologie du covoiturage dynamique permet d’authentifier les usagers. De plus, une étude de Muriel Dufresne, ingénieur transport à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), a montré que le covoiturage était moins accidentogène : on fait plus attention quand il y a du monde dans sa voiture (source Ouest-France).
  • « Trop compliqué d’organiser des parcours et des emplois du temps ? » si c’était le cas avec le covoiturage classique, le dynamique synchronise en temps réel les utilisateurs (grâce à un système « push » des plus innovants). Certains permettent à leurs applications d’être embarquées sur les smartphones ou sur les GPS de voiture.
  • « Les gens ne sont pas prêts à changer pour l’environnement ? », là encore, si c’est votre entreprise, votre mairie ou votre association qui s’en occupe pour économiser et « écologiser » sur le transport, ça aidera. Sur un cas pratique d’un trajet de 30km réalisé quotidiennement, l’on avait calculé un gain net de plus de 4 tonnes de Co2 par an (base : voiture émettant 160g/Co2 par km).

L’enquête proposée par Mobigis (voir leur site) est une étude ouverte depuis le 1er juin et accessible en ligne. Elle vise à obtenir des données sur la qualification socio-ergonomique du covoiturage dynamique (de plus en plus appelé covoiturage mobile), analyser les besoins des acteurs locaux et voir comment se nouent les partenariats (nous avions vu que le covoiturage associe traditionnellement trois types d’acteurs différents mais complémentaires : entreprises, associations et collectivités locales).

Les résultats devraient paraître prochainement, et l’enjeu est de taille. Comme le rappelle le prospectus de l’enquête, 25% de la pollution atmosphérique est lié aux transports, et les voitures sont très peu occupées avec moins de 1,07 passager sur les trajets domicile travail (d’où la valorisation des « sièges vides » et du marché du covoiturage dynamique à près de 500 milliards de dollars par Nokia). Par ailleurs, les transports comptent pour 16% du budget d’un foyer. Enfin, une conséquence possible d’un bon système de covoiturage est la couverture des zones blanches dans lesquelles les transports en commun sont inexistants (c’est à ce titre que le covoiturage est plus complémentaire que concurrent des transports en commun, d’ailleurs)

D’autres études, elles, regardent vers l’avant et nous laissent rêver à une mobilité qui en 2020 serait à la fois « intelligente » (les réseaux informatiques nous aideront à synchroniser nos besoins et nos offres, un peu à l’instar du covoiturage dynamique actuel), « sociale » (fini, les voyages en solo le casque sur les oreilles !) et « lente » (pour privilégier des modes de transports doux pour les trajets de moins de 30km).

Dynamicsauto

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