Covoiturage, freins et opportunités : le cas d’E.covoiturage en Isère

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Le covoiturage est une solution de déplacement peu utilisée en dépit de contraintes croissantes liées à l’utilisation de la voiture, notamment la pollution atmosphérique, les embouteillages et les prix de l’essence en augmentation. Covoiturer peut toutefois devenir un réflexe régulier, voire journalier, entre domicile et bureau : au sein des bassins d’emploi de taille importante, de nombreuses opportunités existent de partager le véhicule avec un collègue ou un voisin, pour le bénéfice de chacun. Cela peut-être une alternative valable aux transports en commun : Andrea, ingénieur dans la microélectronique âgé de 25 ans, raconte comment il a pris le bus pendant des années pour se rendre au lycée et à l’université, de sorte qu’aujourd’hui il ne veut pas renoncer à l’emploi de sa voiture, synonyme de liberté. La solution de covoiturage domicile-travail lui semble en revanche séduisante dans la mesure où elle lui permet de concilier convivialité, flexibilité et liberté.

Par ailleurs, alors que les moyens technologiques actuels de géolocalisation ont gagné en précision et les smartphones deviennent des objets du quotidien, certains outils innovants permettent de se déclarer en temps réel passager et conducteur via son téléphone : on appelle cela le covoiturage dynamique. C’est ainsi que Covivo met son expertise au service des usagers du covoiturage à travers un système appelé Covisoft coordonnant la demande et l’offre de place dans un véhicule. Plusieurs expérimentations ont été réalisées sur le territoire national en partenariat avec les collectivités territoriales, notamment dans le Vercors avec le Conseil général de l’Isère dont les enseignements ont montré la nécessité de mettre en place un tel dispositif en zone rurale et de cultiver son acceptabilité sociale ; une nouvelle expérience a débuté lundi 2 avril.

Cette expérience est menée entre Crolles et Grenoble d’une part et Lyon et Bourgoin-Jalieu d’autre part dans l’optique d »associer conducteurs et passagers d’un bassin d’emploi (et bassin de déplacements). Une fois l’inscription réalisée sur le site d’E.covoiturage, il est possible de connaître en temps réel les possibilités de covoiturage avec un système d’identifiant pour le conducteur comme le passager et un paiement en ligne. Outre la sécurité et la transparence du dispositif, l’accent est mis sur la communication : une page Facebook permet d’avoir des informations régulières sur le service, comme les permanences locales. Covoiturer sur deux axes de circulation congestionnés matin et soir devient alors une alternative à la voiture individuelle ou aux transports en commun lorsque l’on a des horaires flexibles et une exigence de liberté comme Andrea, avec une valeur ajoutée certaine : celle d’économie de temps et d’énergie au profit d’une nouvelle convivialité. Ou comment un frein devient une opportunité.

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Une réflexion sur “Covoiturage, freins et opportunités : le cas d’E.covoiturage en Isère

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