Quand les voitures passent, les criquets montent le son…

Une étude publiée récemment dans la revue de la Société britannique d’écologie, Functional Ecology (http://www.functionalecology.org/view/0/index.html) montre que les criquets adaptent le volume de leur chant à leur environnement… Et l’une des nuisances sonores qui leur donnent le plus de fil à retordre ne sont autres que nos chères voitures à essence…

Les auteurs de l’article soulignent que cette découverte est inédite : c’est la première fois que nous avons la preuve scientifique que les bruits générés par les populations humaines poussent les insectes à modifier leur comportement. Ces preuves sont le fruit d’une étude initiée par une équipe de biologistes de l’Université de Bielefed (Allemagne), dirigée par Ulrike Lampe. Pour mener à bien leur projet, ces chercheurs ont capturé 188 spécimens mâles de « criquets mélodieux », – la moitié d’entre eux l’ont été dans des endroits calmes, l’autre, sur le bord de routes très fréquentées.

Placés en présence de femelles – principales destinataires du chant –, les chercheurs ont analysé plus de 1000 enregistrements de chants nuptiaux. Les résultats ont bien révélé que les criquets vivant sur le bord des routes avaient un chants dont les fréquences étaient bien différentes de leurs congénères vivant en pleine nature.

« Nous avons constaté que dans les habitats bruyants, les criquets augmentaient le volume de la partie basse fréquence de leur chant, ce qui est logique puisque le bruit de la circulation peut masquer les signaux de cette partie du spectre sonore », explique Ulrike Lampe.

On pourrait croire que ce changement ne signale rien de grave… Pourtant les chercheurs craignent que le bruit de la circulation n’en viennent à modifier dangereusement le système de reproduction de l’espèce du criquet mélodieux. « Il pourrait empêcher les femelles d’entendre correctement les chants nuptiaux des mâles, les empêcher de reconnaître les mâles de leur propre espèce ou encore nuire à la capacité d’évaluer l’attractivité du mâle d’après son chant », signale encore le biologiste.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1365-2435.12000/pdfImage

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