Les excréments, une énergie « propre » ?

C’est du moins ce que semble prouver cette invention étrange : la popocyclette. Issu de l’alliance exotique entre une expertise dans le domaine des toilettes et la volonté de promouvoir l’écologie, ce deux-roues fonctionne au bio-gaz, soit aux émanations d’un savoureux mélange d’excréments et de boue d’épuration.

Le fabricant, Toto, a néanmoins souligné qu’il ne mettra jamais ce prototype en vente. Il s’agissait essentiellement d’une opération marketing destinée à montrer aux consommateurs la fibre verte du constructeur de toilette.

Mais au fait, le biogaz, qu’est-ce que c’est ? 

Ce qu’on appelle biogaz désigne en réalité la production d’énergie à partir de la combustion du méthane (CH4), selon l’équation :

CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O : ΔH = -891 kJmol-1

ΔH désigne le différentiel d’énergie à l’issue de la réaction.

Ce gaz est présent dans le sous-sol sous forme de gaz naturel, mais il se dégage également des déchets. Son potentiel de réchauffement global (PRG) est 23 fois supérieur à celui du CO2 ; le brûler permet donc de diminuer considérablement son impact sur l’environnement.

Le procédé permettant de produire du méthane à partir des déchets organiques s’appelle la fermentation anaérobie, analogique à la digestion bovine, qui produit un tel gaz. On utilise ainsi un digesteur qui permet de maintenir les conditions optimales (température et humidité) pour la fabrication du méthane. Le biogaz ainsi collecté – dans les stations d’épuration, dans les décharges ou à partir des déchets agricoles – peut donner lieu à la production d’électricité, de chauffage, ou de carburant.

Jusqu’à maintenant ce biogaz prometteur n’a fait l’objet que d’expériences isolées. On a notamment élaboré des projets pour produire de l’énergie à partir d’immenses décharges à ciel ouvert, qui constituent un péril écologique pour des régions où les systèmes d’adduction d’eau  sont défaillants et où des habitations se construisent à proximité des décharges. Ce fut le cas d’Akouédo en Côte d’Ivoire. Ce dernier projet, financé par des entreprises dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto, est malheureusement en suspens en raison de l’instabilité politique de la région.

Les bons élèves de l’Europe en la matière sont une fois de plus l’Allemagne, le Danemark, et l’Autriche, qui utilisent principalement les sous-produits de l’agriculture et l’énergie des récoltes; tandis que le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, et l’Italie utilisent les gaz résultant de l’enfouissement des déchets – la valorisation des déchets est donc moindre.

À l’heure actuelle, le biogaz ne représente que 0,1% de la production d’énergie en France. Malgré les objectifs ambitieux fixés par l’Union européenne à l’horizon 2020, les installations, coûteuses et exigeantes en matière de technologie et de main d ‘oeuvre , devront bénéficier de l’intérêt, ainsi que du soutien actif et continu des gouvernements et des industriels comme des consommateurs.

Espérons que d’ici 2020, les excréments feront pleinement partie du mix-énergétique, seule solution pour réduire notre consommation excessive d’énergie fossile et le rejet de gaz à effet de serre en résultant.

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L’industrie automobile s’associe à la promotion du covoiturage !

Daimler a rendu publique sa décision de former une alliance stratégique avec Carpooling.com.

Carpooling.com est un réseau de covoiturage anglophone, accessible via son application smartphones ou Facebook, dans toute l’Europe, et qui compte 1 million d’utilisateurs par mois.

L’entreprise a désormais acquis une expertise inégalée en matière de covoiturage sur les trajets moyenne et longue distance. Elle propose également sur son site des offres sur les trajets en bus, train et avion.

Début 2012, Daimler était également devenu actionnaire de l’entreprise MyTaxi. Cette année, Daimler a consolidé son expertise sur le marché du covoiturage en pilotant deux projets à Ulm et Aachen avec les systèmes de partage « Car2gether ». Dernièrement, le constructeur a même lancé sa propre plateforme : « moovel ».

Le but de cette alliance est de développer la plateforme « carpooling.com » et d’intégrer cette offre aux solutions de Daimler en matière de nouvelles mobilités. Le projet repose sur le transfert de compétences de chacun des deux acteurs dans le domaine du covoiturage, allant de la connaissance des besoins des utilisateurs aux solutions techniques adaptées, en passant par le déploiement de solutions efficaces à l’international.

« Nous voyons le covoiturage comme un élément essentiel à la promotion d’une nouvelle forme de mobilité. Notre engagement vis-à-vis de carpooling.com est une étape de plus dans la décision d’offrir à nos clients un maximum de solutions pour se rendre d’un point A à un point B », explique Wilfried Steffen, qui dirige l’unité « Business Innovation » chez Daimler AG.

« Nous sommes heureux que cette alliance stratégique nous permette de soutenir la croissance de carpooling.com. Il s’agit  d’une opportunité sans précédent d’améliorer la position de carpooling sur le marché. Un acteur de la taille de Daimler est allié sûr pour développer le rôle du covoiturage en Europe et outre-mer. Nous allons utiliser ce capital supplémentaire pour améliorer notre offre et élargir notre panel de services. Nous allons rendre le coivoiturage accessible à de plus en plus d’utilisateurs », annonce Markus Barnikel, PDG de carpooling.com.

Le grand Lyon se lance dans le covoiturage mobile

 

Après la région Isère dont nous parlions la semaine dernière, c’est au tour du Grand Lyon de se doter d’une solution de covoiturage mobile.

Désireux de désengorger l’espace public de la masse de véhicules y circulant chaque jour, la communauté urbaine de Lyon renforce un dispositif préexistant avec le lancement d’une application pour smartphone et tablette.

Pour Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon en charge de la mobilité, cet outil « amorce les prémices du covoiturage dynamique. Cette application va permettre aux covoitureurs d’accéder au service où qu’ils se trouvent ». Totalement gratuite, cette application permet la recherche de trajets ponctuels ou réguliers, d’être alerté quand une nouvelle possibilité de trajet se présente ou encore d’accéder directement à leurs trajets quotidiens en sauvegardant leurs recherches. Gilles Vesco ne cache pas l’importance de la communication autour du covoiturage, « le partage de l’information est essentiel dans ce dispositif, il faut donc pour cela que toutes les personnes qui y trouvent un intérêt sachent où trouver ces informations ».

En développant les modes de transports alternatifs, l’objectif du Grand Lyon est de réduire de 40% le trafic urbain à l’horizon 2020. « Le covoiturage n’est qu’une partie de ce dispositif, avec les TCL ou encore les Velo’V. Ces éléments se renforcent les uns les autres tout en respectant le droit à la mobilité » souligne Gilles Vesco.

A ce jour, le site covoiturage-grandlyon.com compte 7 042 inscrits dont 20% covoiturent au moins une fois par semaine, ce qui représente 10 000 pleins d’essences économisés.

L’expérimentation Ecovoiturage en Isère : 3 mois après

Retour sur le déploiement, le 2 avril dernier, du service Écovoiturage en Isère sur les axes Crolles/Grenoble et Bourgoin-Jallieu/Lyon. Basée sur l’utilisation de smartphones et d’Internet avec la technologie Covivo, cette expérimentation de covoiturage en temps réel fait suite à une première expérience dans le Vercors. Yvan Martinod, chef de projet Écovoiturage au Conseil général de l’Isère dresse un premier point d’étape après 3 mois d’activité.

Quelques mois de promotion du covoiturage dynamique pèsent certes peu par rapport à plusieurs décennies de prépondérance  de la voiture individuelle et de la culture de liberté qui y est associée. Les modèles sociaux et culturels imprègnent fortement le rapport à l’automobile et aux déplacements, pourtant, au niveau local, certaines pratiques évoluent dès lors que l’innovation proposée correspond à un réel besoin. C’est le cas de l’Écovoiturage : les freins sociaux sont nombreux qui apparentent le covoiturage au stop et qui l’assimilent à une contrainte. Finir tard le soir, travailler avec des horaires flexibles, écouter de la musique, récupérer les enfants… autant d’éléments en définitive compatibles avec le covoiturage, surtout s’il est dynamique ! Lire la suite

L’alternative Zipcar

Alors que les acteurs et entreprises du covoiturage sont encore peu connus du grand public, Zipcar connaît une notoriété croissante au-delà de nos frontières. L’entreprise américaine est effet leader dans le service d’autopartage et de covoiturage, remportant un succès grandissant aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni et ce, dans une cinquantaine de villes. Que ce soit pour économiser sur le budget transports ou pour éviter des tracas logistiques, la solution Zipcar s’appuie sur les technologies de l’information et de la communication : réservation en ligne ou via un smartphone, carte magnétique permettant l’utilisation des véhicules quelque soit la région du monde. Une simplicité d’utilisation qui répond aux besoins de bien des urbains, à la recherche de solutions flexibles pour éviter l’achat d’une voiture (voire d’une seconde voiture) qui resterait inutilisée les quatre cinquièmes du temps.

Les images qui suivent sont celles que les habitués du Tube ont pu découvrir au début du mois de mai. Cette campagne a animé le métro londonien par ses visuels colorés qui illustrent divers besoins de solutions d’autopartage ou de covoiturage comme déplacer un objet encombrant ou partir en week-end au vert. Posséder son propre véhicule n’est plus un préalable aux déplacements intelligents, disent en substance ces images.

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