L’industrie automobile s’associe à la promotion du covoiturage !

Daimler a rendu publique sa décision de former une alliance stratégique avec Carpooling.com.

Carpooling.com est un réseau de covoiturage anglophone, accessible via son application smartphones ou Facebook, dans toute l’Europe, et qui compte 1 million d’utilisateurs par mois.

L’entreprise a désormais acquis une expertise inégalée en matière de covoiturage sur les trajets moyenne et longue distance. Elle propose également sur son site des offres sur les trajets en bus, train et avion.

Début 2012, Daimler était également devenu actionnaire de l’entreprise MyTaxi. Cette année, Daimler a consolidé son expertise sur le marché du covoiturage en pilotant deux projets à Ulm et Aachen avec les systèmes de partage « Car2gether ». Dernièrement, le constructeur a même lancé sa propre plateforme : « moovel ».

Le but de cette alliance est de développer la plateforme « carpooling.com » et d’intégrer cette offre aux solutions de Daimler en matière de nouvelles mobilités. Le projet repose sur le transfert de compétences de chacun des deux acteurs dans le domaine du covoiturage, allant de la connaissance des besoins des utilisateurs aux solutions techniques adaptées, en passant par le déploiement de solutions efficaces à l’international.

« Nous voyons le covoiturage comme un élément essentiel à la promotion d’une nouvelle forme de mobilité. Notre engagement vis-à-vis de carpooling.com est une étape de plus dans la décision d’offrir à nos clients un maximum de solutions pour se rendre d’un point A à un point B », explique Wilfried Steffen, qui dirige l’unité « Business Innovation » chez Daimler AG.

« Nous sommes heureux que cette alliance stratégique nous permette de soutenir la croissance de carpooling.com. Il s’agit  d’une opportunité sans précédent d’améliorer la position de carpooling sur le marché. Un acteur de la taille de Daimler est allié sûr pour développer le rôle du covoiturage en Europe et outre-mer. Nous allons utiliser ce capital supplémentaire pour améliorer notre offre et élargir notre panel de services. Nous allons rendre le coivoiturage accessible à de plus en plus d’utilisateurs », annonce Markus Barnikel, PDG de carpooling.com.

Horsepooling : passez au covoiturage à cheval !

 

 

Vous avez une place pour un cheval (ou un poney) et un cavalier supplémentaire dans votre véhicule ou cherchez un véhicule qui puisse assurer votre transport et celui de votre monture? Horsepooling.com est fait pour vous. C’est le premier site de covoiturage pour chevaux, poneys et cavaliers !

Horsepooling.com s’adresse à la fois aux particuliers et aux professionnels. Aux particuliers qui souhaitent se rendre à un événement équestre par exemple, et ont une place dans leur véhicule ou en recherchent une pour transporter leur monture et se rendre sur le lieu. Horsepooling.com s’adresse aussi aux professionnels, qui effectuent des trajets avec des véhicules incomplets.

Comment ça marche ?

Comme un site de covoiturage classique. Après inscription sur le site, vous recherchez ou proposez un trajet. Les frais de transport sont partagés, en fonction du nombre de kilomètres effectués et du véhicule.

Lire l’interview d’Axel Bourdin, fondateur d’Horsepooling.com

Le grand Lyon se lance dans le covoiturage mobile

 

Après la région Isère dont nous parlions la semaine dernière, c’est au tour du Grand Lyon de se doter d’une solution de covoiturage mobile.

Désireux de désengorger l’espace public de la masse de véhicules y circulant chaque jour, la communauté urbaine de Lyon renforce un dispositif préexistant avec le lancement d’une application pour smartphone et tablette.

Pour Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon en charge de la mobilité, cet outil « amorce les prémices du covoiturage dynamique. Cette application va permettre aux covoitureurs d’accéder au service où qu’ils se trouvent ». Totalement gratuite, cette application permet la recherche de trajets ponctuels ou réguliers, d’être alerté quand une nouvelle possibilité de trajet se présente ou encore d’accéder directement à leurs trajets quotidiens en sauvegardant leurs recherches. Gilles Vesco ne cache pas l’importance de la communication autour du covoiturage, « le partage de l’information est essentiel dans ce dispositif, il faut donc pour cela que toutes les personnes qui y trouvent un intérêt sachent où trouver ces informations ».

En développant les modes de transports alternatifs, l’objectif du Grand Lyon est de réduire de 40% le trafic urbain à l’horizon 2020. « Le covoiturage n’est qu’une partie de ce dispositif, avec les TCL ou encore les Velo’V. Ces éléments se renforcent les uns les autres tout en respectant le droit à la mobilité » souligne Gilles Vesco.

A ce jour, le site covoiturage-grandlyon.com compte 7 042 inscrits dont 20% covoiturent au moins une fois par semaine, ce qui représente 10 000 pleins d’essences économisés.

L’expérimentation Ecovoiturage en Isère : 3 mois après

Retour sur le déploiement, le 2 avril dernier, du service Écovoiturage en Isère sur les axes Crolles/Grenoble et Bourgoin-Jallieu/Lyon. Basée sur l’utilisation de smartphones et d’Internet avec la technologie Covivo, cette expérimentation de covoiturage en temps réel fait suite à une première expérience dans le Vercors. Yvan Martinod, chef de projet Écovoiturage au Conseil général de l’Isère dresse un premier point d’étape après 3 mois d’activité.

Quelques mois de promotion du covoiturage dynamique pèsent certes peu par rapport à plusieurs décennies de prépondérance  de la voiture individuelle et de la culture de liberté qui y est associée. Les modèles sociaux et culturels imprègnent fortement le rapport à l’automobile et aux déplacements, pourtant, au niveau local, certaines pratiques évoluent dès lors que l’innovation proposée correspond à un réel besoin. C’est le cas de l’Écovoiturage : les freins sociaux sont nombreux qui apparentent le covoiturage au stop et qui l’assimilent à une contrainte. Finir tard le soir, travailler avec des horaires flexibles, écouter de la musique, récupérer les enfants… autant d’éléments en définitive compatibles avec le covoiturage, surtout s’il est dynamique ! Lire la suite

La SNCF nous fera voyager en car

La SNCF prépare, discrètement mais sûrement, un projet de transport longues distances en car. Elle a, en effet commandé une cinquantaine de véhicules qui viennent de lui être livrés.

Speed, c’est le nom du projet, devrait permettre à la SNCF de concurrencer Eurolines sur les trajets interrégionaux en cabotage mais aussi de se préparer à la libéralisation attendue des lignes routières nationales.

Plus concrètement

Dans des prix raisonnables, les voyageurs pourront se rendre dans plusieurs grande villes françaises et européennes comme Lille, Bruxelles ou Amsterdam. A titre d’exemple, un Paris-Lille devrait coûter environ 17 euros et un Lyon-Paris, 19 euros. Quand on sait qu’un trajet entre Lyon et Paris en train coûte en moyenne 50 euros, le calcul est vite fait. Cette moyenne devrait d’ailleurs baisser aussi puisque la SNCF lancera des billets Prem’s aux tarifs alignés sur ceux de Speed.

Ce déploiement de trajet en car permet aussi de faire des économies en abandonnant le système TET, trains d’équilibre du territoire pour lequel la SNCF reçoit, dans le cadre d’un cahier des charges, 210 millions d’euros d’indemnités.

Le projet Speed devrait être opérationnel dès cet été, et dévoilé le 4 juillet.