Avantages et inconvénients des alternatives à la voiture à essence : électrique, hybride, hydrogène…

Voici pour bien commencer la semaine une infographie dénichée sur le blog de Covivo, opérateur en mobilité durable. Il s’agit d’une infographie répertoriant les caractéristiques et spécificités de chaque type de moteur afin de pouvoir les comparer et savoir lequel est le plus économique, le plus respectueux de l’environnement, avec le plus d’autonomie…

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Les excréments, une énergie « propre » ?

C’est du moins ce que semble prouver cette invention étrange : la popocyclette. Issu de l’alliance exotique entre une expertise dans le domaine des toilettes et la volonté de promouvoir l’écologie, ce deux-roues fonctionne au bio-gaz, soit aux émanations d’un savoureux mélange d’excréments et de boue d’épuration.

Le fabricant, Toto, a néanmoins souligné qu’il ne mettra jamais ce prototype en vente. Il s’agissait essentiellement d’une opération marketing destinée à montrer aux consommateurs la fibre verte du constructeur de toilette.

Mais au fait, le biogaz, qu’est-ce que c’est ? 

Ce qu’on appelle biogaz désigne en réalité la production d’énergie à partir de la combustion du méthane (CH4), selon l’équation :

CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O : ΔH = -891 kJmol-1

ΔH désigne le différentiel d’énergie à l’issue de la réaction.

Ce gaz est présent dans le sous-sol sous forme de gaz naturel, mais il se dégage également des déchets. Son potentiel de réchauffement global (PRG) est 23 fois supérieur à celui du CO2 ; le brûler permet donc de diminuer considérablement son impact sur l’environnement.

Le procédé permettant de produire du méthane à partir des déchets organiques s’appelle la fermentation anaérobie, analogique à la digestion bovine, qui produit un tel gaz. On utilise ainsi un digesteur qui permet de maintenir les conditions optimales (température et humidité) pour la fabrication du méthane. Le biogaz ainsi collecté – dans les stations d’épuration, dans les décharges ou à partir des déchets agricoles – peut donner lieu à la production d’électricité, de chauffage, ou de carburant.

Jusqu’à maintenant ce biogaz prometteur n’a fait l’objet que d’expériences isolées. On a notamment élaboré des projets pour produire de l’énergie à partir d’immenses décharges à ciel ouvert, qui constituent un péril écologique pour des régions où les systèmes d’adduction d’eau  sont défaillants et où des habitations se construisent à proximité des décharges. Ce fut le cas d’Akouédo en Côte d’Ivoire. Ce dernier projet, financé par des entreprises dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP) du protocole de Kyoto, est malheureusement en suspens en raison de l’instabilité politique de la région.

Les bons élèves de l’Europe en la matière sont une fois de plus l’Allemagne, le Danemark, et l’Autriche, qui utilisent principalement les sous-produits de l’agriculture et l’énergie des récoltes; tandis que le Royaume-Uni, la France, l’Espagne, et l’Italie utilisent les gaz résultant de l’enfouissement des déchets – la valorisation des déchets est donc moindre.

À l’heure actuelle, le biogaz ne représente que 0,1% de la production d’énergie en France. Malgré les objectifs ambitieux fixés par l’Union européenne à l’horizon 2020, les installations, coûteuses et exigeantes en matière de technologie et de main d ‘oeuvre , devront bénéficier de l’intérêt, ainsi que du soutien actif et continu des gouvernements et des industriels comme des consommateurs.

Espérons que d’ici 2020, les excréments feront pleinement partie du mix-énergétique, seule solution pour réduire notre consommation excessive d’énergie fossile et le rejet de gaz à effet de serre en résultant.

Electromobilité en Moselle

Après son plan électromobile 2010-2011, la Moselle passe en mode 2012-2014. Le département renouvelle son dispositif en lançant un nouvel appel à manifestations d’intérêt (AMI) baptisé « Moselle Nouvelles Mobilités ». Le but est de réduire de 10% le flux de voitures sur l’A31, notamment sur l’axe Metz-Luxembourg, tout en favorisant les solutions alternatives de mobilité. Les moyens peuvent être multiples : création  des parkings à haut niveau de service hors agglomération, création de sites mixtes d’autopartage en agglomération (Metz, Thionville), développement des flottes de véhicules électriques (entreprises, institutions) et déploiement de nouvelles bornes de recharge. Pour plus de renseignements : le site du Conseil général.

Sur la question des véhicules propres, cet AMI confirme la pertinence du plan automobile annoncé le 25 juillet par le gouvernement, et montre aussi les politiques locales tentent de plus en plus de réduire le champ d’utilisation de l’automobile.

Horsepooling : passez au covoiturage à cheval !

 

 

Vous avez une place pour un cheval (ou un poney) et un cavalier supplémentaire dans votre véhicule ou cherchez un véhicule qui puisse assurer votre transport et celui de votre monture? Horsepooling.com est fait pour vous. C’est le premier site de covoiturage pour chevaux, poneys et cavaliers !

Horsepooling.com s’adresse à la fois aux particuliers et aux professionnels. Aux particuliers qui souhaitent se rendre à un événement équestre par exemple, et ont une place dans leur véhicule ou en recherchent une pour transporter leur monture et se rendre sur le lieu. Horsepooling.com s’adresse aussi aux professionnels, qui effectuent des trajets avec des véhicules incomplets.

Comment ça marche ?

Comme un site de covoiturage classique. Après inscription sur le site, vous recherchez ou proposez un trajet. Les frais de transport sont partagés, en fonction du nombre de kilomètres effectués et du véhicule.

Lire l’interview d’Axel Bourdin, fondateur d’Horsepooling.com

La SNCF nous fera voyager en car

La SNCF prépare, discrètement mais sûrement, un projet de transport longues distances en car. Elle a, en effet commandé une cinquantaine de véhicules qui viennent de lui être livrés.

Speed, c’est le nom du projet, devrait permettre à la SNCF de concurrencer Eurolines sur les trajets interrégionaux en cabotage mais aussi de se préparer à la libéralisation attendue des lignes routières nationales.

Plus concrètement

Dans des prix raisonnables, les voyageurs pourront se rendre dans plusieurs grande villes françaises et européennes comme Lille, Bruxelles ou Amsterdam. A titre d’exemple, un Paris-Lille devrait coûter environ 17 euros et un Lyon-Paris, 19 euros. Quand on sait qu’un trajet entre Lyon et Paris en train coûte en moyenne 50 euros, le calcul est vite fait. Cette moyenne devrait d’ailleurs baisser aussi puisque la SNCF lancera des billets Prem’s aux tarifs alignés sur ceux de Speed.

Ce déploiement de trajet en car permet aussi de faire des économies en abandonnant le système TET, trains d’équilibre du territoire pour lequel la SNCF reçoit, dans le cadre d’un cahier des charges, 210 millions d’euros d’indemnités.

Le projet Speed devrait être opérationnel dès cet été, et dévoilé le 4 juillet.