Hiriko, la voiture du futur ?

On vous parlait le mois dernier de la Twizzy, dernière née de Renault. Et voilà que sa place sur le marché des petites électriques est déjà menacée. La menace en question, c’est Hiriko fold, un véhicule biplace électrique compact et même… pliable !

Comme son nom ne l’indique pas, elle vient tout droit des États-Unis où le projet à été conçu par les chercheurs du MIT-Media lab à Boston avant d’être développé par un ensemble d’entreprises du pays Basque espagnol. « Hiriko » n’est pas un mot japonais mais basque et signifie « urbain ».
Si la voiture n’est pas encore commercialisée, elle fait déjà des émules. De grandes villes européennes comme Berlin ou Barcelone y voient un outil idéal pour l’autopartage. A l’image des bluecars parisiennes, les Hirikos pourraient servir d’alternative aux voitures personnelles qui encombrent les villes.
Le truc en plus de l’Hiriko, c’est son côté pratique très  poussé. Première révolution, la voiture se replie sur elle-même pour prendre le moins de place possible en stationnement. Sa longueur passe de 2,5 à 1,5 mètre. Résultat : trois Hirikos tiennent sur une place de parking classique. Deuxième innovation aussi surprenante qu’utile : les quatre roues tournent à 120°. On oublie le demi tour en trois temps,  la petite citadine tourne sur elle-même. Démonstration en vidéo


Plusieurs batteries lithium-ion alimentent l’ovni et lui permettent de parcourir 120 kilomètres entre deux recharges de 12 minutes. C’est le temps qu’il faut à la petite Hiriko pour faire le plein. Si vous êtes déjà séduit(e), il faudra attendre l’année prochaine pour l’acheter. Le temps d’économiser les 12 500 euros nécessaires à son acquisition…

Tour d’horizon des services de covoiturage régionaux

Classique
De nombreuses régions ont déjà mis en place ce type de service. Ils se concentrent sur les trajets pendulaires type domicile-travail. Des applications pour smartphones sont disponibles. Elles servent à se géolocaliser et à trouver des covoitureurs près de soi. On approche du covoiturage dynamique mais on ne peut toujours pas prendre un covoiturage en cours de route et en direct, les trajets se réservent à l’avance.
Exemples : Mobigo-bourgogne, Covoiturage.poitou-charentes, Covoiturage-regionpaca

Longues distances
Covoiturage-basse-normandie, en plus des trajets quotidiens, permet de prévoir des trajets plus exceptionnels, sur de plus longues distances en dehors de la région. De plus, le site propose une garantie retour, au cas où le conducteur qui vous a emmené ne puisse pas vous ramener. Attention, tout de même, puisque cette garantie n’est utilisable que trois fois par an et dans un rayon de trente kilomètres autour de votre domicile.

Le covoiturage dynamique
Cette option est plus difficile à mettre en place mais plus pratique pour les usagers. Elle repose sur l’utilisation de technologies de géolocalisation. Le covoiturage dynamique permet de synchroniser en temps réel la demande et l’offre en matière de covoiturage. On s’organise sur le moment en fonction de sa position et de celle des autres covoitureurs. Le covoiturage dynamique évite aussi l’échange d’argent entre les usagers en incluant un système de paiement en ligne.
Les exemples sont peu nombreux : Ecovoiturage.itinisere, Covoiturage-dynamique.eu

Renault lance son service d’auto-partage : Twizy Mobility

La Twizy, c’est cette minuscule voiture électrique, dernière née de chez Renault, qui est censée pouvoir se glisser partout, surtout en ville. L’ovni citadin peut prendre un passager qui s’installera – ou plutôt se rangera- derrière le conducteur. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, une Twizy ressemble à ça :

C’est donc cet engin qui jouera le rôle d’Autolib dans les Yvelines, le département choisi par Renault pour tester son projet. A la différence du système d’auto-partage parisien, le Twizy Mobility n’a pas de bornes auxquelles se rattacher mais un périmètre de circulation de trente km². A l’intérieur de ce périmètre, les petites voitures sont en circulation libre. On les gare où on veut et on va les chercher où elles sont.

Infos pratiques
Pour utiliser Twizy Mobility, il faut s’abonner. On obtient une carte avec laquelle on fait démarrer les voitures modifiées afin d’être localisables et de pouvoir communiquer avec un serveur. Les Twizy sont disponibles 24h/24 et 7j/7. Il est possible d’en bloquer une un quart d’heure, le temps d’aller chercher la bête.

Une phase de test
Le système Twizy Mobility est encore à l’essai à Saint-Quentin en Yvelines. L’expérience sert à étudier les mouvements des autos et surtout de s’assurer que la flotte de véhicule ne soit pas concentrée dans certaines parties de la ville en fonction des horaires.

Une solution d’éco-mobilité en plus pour circuler en ville !

Senior Mobilité : taxi partagé pour personnes âgées

Une belle initiative, solution économique et éco-responsable qui vise à améliorer la mobilité des personnes âgées à faible revenu, a remporté au début du mois le trophée « Coup de cœur » de la Nuit du Grand Âge.

Cette initiative, c’est Senior Mobilité lancée par Citizen Mobility. Le principe est simple : un taxi pour au moins deux personnes âgées. C’est moins cher que de voyager seul, l’impact écologique est limité et on ne rajoute pas de véhicules dans un trafic déjà saturé. Pour rendre l’opération possible, Citizen Mobility a conclut un accord avec Alpha Taxis, dont le réseau de 1400 taxis indépendants dessert Paris et la région parisienne.
Pour les trajets de courte distance à pied ou en métro, Senior Mobilité prévoit aussi un accompagnement avec à l’association partenaire Les Compagnons du Voyage.

L’offre est viable grâce à un modèle économique hybride. Une partie de son financement est assuré par le système de taxis partagés lancé par Citizen Mobility en novembre 2011 pour les entreprises, collectivités et particuliers. Senior Mobility, qui se destine aux personnes âgées à faible revenu, est aussi un moyen de palier à la solitude. Guillaume Mathieu, co-fondateur de Citizen Mobility souligne que « Senior Mobilité crée du lien social leur permettant d’entretenir leur forme physique et leur moral. Un enjeu de taille lorsque l’on sait qu’à Paris, 30 % des plus de 75 ans sont dépendants. »

 

Plus d’information sur www.seniormobilite.fr

Autolib’ : fausse bonne idée ?

 

Autolib’, c’est un parc de voitures électriques en libre service disponibles, depuis le 5 décembre dernier, dans 250 stations en Ile de France. Le principe à fait des émules : des villes comme Lyon, Nice et même Amsterdam possèdent leurs propres services de location. L’idée, lorsque les premières voitures ont été mises à disposition, était de désengorger le trafic dans la capitale, de réduire le nombre de voiture particulières au profit de ces petites autos électriques. Et puisqu’elles sont électriques, elles devaient aussi améliorer la qualité de l’air parisien.

 

Les usagers sont-ils satisfaits ?

 

« Oui » 

Les adeptes sont déjà nombreux puisqu’un mois après son lancement, la mairie de Paris comptait plus de 7200 abonnés. Avec seulement 309 voitures en service, mieux vaut ne pas oublier de réserver. Les usagers devraient être comblés avec une promesse de 3000 véhicules en service et 1100 stations d’ici la fin de l’année.

 

« Non »

Pour les commerçants et les automobilistes, Autolib’, ça prend de la place. Ca prend aussi des places de parking qui ont été réservées aux Bluecars. Et puis les stations en construction, ça fait des travaux devant les commerces et sur le bord de la chaussée.

Les plus en colère sont encore les chauffeurs de taxis et les loueurs de voitures, pour qui les Autolib’ sont des concurrentes directes.

 

Et l’écologie alors ?

Dès l’inauguration, Europe Ecologie Les Verts s’insurge. Selon eux, le projet serait « faussement écologique ». Pourquoi ? En pratique, les voitures Autolib’ s’ajoutent aux voitures qui circulaient déjà dans Paris. Pour réduire leur nombre, c’est raté. De plus, il faut recharger souvent les batteries des Bluecars qui n’ont que 250km d’autonomie.