Aux États-Unis, la consommation d’essence diminue de semaine en semaine

Les conducteurs américains ont réduit leur consommation de carburant chaque semaine en 2011.

Pendant ces cinquante deux semaines, la consommation de carburant à diminué de 4,2 milliards de gallons, soit 3 %, selon MasterCard SpendingPulse. Le déclin est plus important sur la durée que celui qu’on a pu observer pendant la récession.

La principale raison de cette baisse est l’augmentation des prix du carburant. La moyenne nationale pour un gallon d’essence est 3,89$. C’est le prix  le plus élevé enregistré cette année et les experts disent qu’il pourrait aller jusqu’à 4,25$ fin avril. Pour faire face à ces hausse de prix, les Américains ont dû faire quelques concessions en partant en vacances moins loin par exemple.

Le déclin dans la consommation d’essence est aussi le signe que les efforts fournis pour encourager les constructeurs à produire des voitures moins gourmandes en énergie ont payé. En moyenne, une voiture neuve parcours environ 24 miles avec un gallon de carburant. Il y a quatre ans, cette moyenne était de 20 miles par gallon selon l’Institut de recherche en transports de l’Université du Michigan. Ken Medlock, un expert qui travaille à l’Institut, assure que le phénomène devrait se poursuivre : « Je m’attend à constater une diminution de la quantité de carburant consommée dans les prochaines années. »

 

Ce n’est pas la première fois que les Américains boudent la pompe à essence. En 2008, le prix du carburant est passé de 3,04$ à 4,11$ le gallon en sept mois.
« Le pic de 2008 à été un choc pour le système. Il a toujours un impact résiduel sur le comportement des conducteurs. » élude Medlock. Le chercheur pense que la croissance économique sera trop modeste par rapport à l’augmentation des prix du pétrole pour que les Américains recommencent à consommer du carburant sans compter.

Les économistes prévoient une croissance de 2,5 % pour les États-Unis sur l’année 2012. Dans le même temps, le gouvernement estime que le prix moyen affiché dans les stations sera de 3,79$ par gallon.

 

Aisne-Covoiturage.com: Le covoiturage facile dans l’Aisne

Informatif ou pratique, esthétique ou amusant… La rédaction de PicardieWeb sélectionne régulièrement pour vous un site Internet concernant la Picardie. A placer dans les favoris !

Cette semaine, le site Aisne-Covoiturage.com: Le département de l’Aisne invite à partager les trajets en voiture, pour des déplacements quotidiens ou ponctuels.

Le site permet de rechercher un trajet par lieux ou par événement. Pour se rendre au travail quotidiennement, aller faire ses courses une fois par semaine, ou assister à un spectacle, les utilisateurs peuvent proposer ou demander un covoiturage, et contacter directement d’autres membres du site.

Si le trajet demandé n’est pas disponible, Aisne-Covoiturage.com offre la possibilité d’élargir sa recherche aux alentours des points d’arrivée et de départ ; une approche cartographique est proposée.

Illustration: D.R. – Aisne-Covoiturage.com

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Le covoiturage en Béarn, ça roule !

Un nouvel article de la PQR sur une réussite locale. Cette fois-ci, nous sommes dans le Béarn, avec la République des Pyrénées !

En raison de la crise et de la prise de conscience écologique, le covoiturage fait de plus en plus d’adeptes en Béarn.

Moins de fatigue, plus d’économies et parler à quelqu’un c’est quand même mieux que râler seule dans un embouteillage ». Valérie part tous les matins de Pardies avec deux collègues pour aller travailler à Pau. « On a des enfants en bas âge, alors le matin, c’est celle qui a le mieux dormi qui prend le volant ».

« Ma compagne est à Clermont. Aller en train là-haut c’est onze heures de trajet. Je me suis branché sur un site de covoiturage et je divise les frais par trois » témoigne Olivier qui fait l’aller-retour deux à trois fois par mois. « Ma première motivation était d’amortir mes déplacements, 160 à 170 euros le voyage aller-retour. Mais à l’usage, j’ai rencontré des gens, l’ambiance est sympa et le temps passe plus vite sur la route » explique ce convaincu qui salue la qualité des sites de covoiturage sur Internet. « Le prix du trajet est défini sur le site. Après le contact sur la toile, j’ai un contact téléphonique avec la personne pour mieux se connaître car je ne veux pas être emm… dans ma voiture. J’ai croisé une cinquantaine de personnes et je n’ai jamais eu de problèmes » se félicite-t-il.

2 000 utilisateurs sur le site du conseil général

Ces sites de covoiturage se multiplient. Dans le département, le conseil général a lancé le sien il y a plus de trois ans. « Aujourd’hui, il y a plus de 560 trajets proposés et plus de 2000 utilisateurs réguliers » se félicite Michel Maumus, chargé du dossier au Département. « Le site est de plus en plus connu. La crise et la prise de conscience écologique ont contribué à favoriser ce mode de déplacement. Et la récente flambée des carburants accentue le mouvement » constate-t-il.

Initialement dédié au travail en priorité, le covoiturage s’étend aux loisirs. « On l’a vu pour les championnats de surf ou le rallye des Cimes, de nombreuses personnes sont venues par ce moyen » constate Michel Maumus.

Dans les entreprises et les collectivités, on s’organise également pour se rendre au travail à moindre coût. À Pau par exemple, la Communauté d’agglomération met au point un plan de déplacement pour ses employés pour faciliter les « transports doux » (bus, vélo, covoiturage, etc.). Idelis fait de même.

Plébiscité par les femmes

Il est vrai que la formule n’a que des avantages. Économies substantielles, moins de pollution, rencontres et convivialité lors du voyage, fatigue atténuée et pourquoi pas moins d’embouteillages. L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) affirme qu’une réduction de 4 % du nombre de voitures en circulation permettrait de passer d’une situation d’embouteillage à un trafic fluide.

Autre avantage trouvé par les adeptes du covoiturage, une certaine sécurité. Alors que l’auto-stop semble passé de mode et fait peur surtout aux femmes, ces dernières sont parmi les plus mordues du covoiturage. « J’ai été surpris par le succès du covoiturage auprès des filles » témoigne Olivier. « À 90 %, j’ai des passagères. Elles sont rassurées parce que les conducteurs mettent leur profil sur le site, qu’il y a un contact téléphonique après et en prime un site d’évaluation sur la conduite, la ponctualité, etc. J’ai même été témoin de la naissance d’une idylle lors d’un covoiturage » affirme Olivier. Si en plus l’amour s’en mêle…

>> Laisser sa voiture, oui, mais où ?

Le covoiturage pose le problème des parkings où peuvent être laissées les voitures pour la journée.

Le covoiturage a un effet pervers. A l’entrée de l’A64 à Pau nord, le parking est saturé tous les jours. On se donne rendez-vous là pour repartir à plusieurs dans une seule voiture. Et les autres véhicules sont abandonnés pour la journée. À Aire-sur-Adour, la municipalité a organisé un parking dédié au covoiturage à la sortie nord de la ville.

A Pau, Martine Lignières-Cassou a un projet : « En même temps que nous allons installer le photovoltaïque sur le parking du Zénith, nous allons sécuriser l’espace et ce parking pourra servir à terme pour le covoiturage » explique-t-elle. Un contrat passé entre ASF, l’État et le Département devrait également déboucher sur la réalisation d’un parking près de l’échangeur A64-A65 à Lescar.

Au Conseil général, on potasse le sujet aussi. « Le Département recense les zones en bordure de départementales qui pourraient servir de parkings » explique Michel Maumus. Le Département veut également démarcher les zones industrielles pour trouver des solutions ainsi que les communautés d’agglomération pour trouver des zones de stockage urbain ou périurbain. « Nous voulons identifier ces aires de covoiturage avec des logos spécifiques et les sécuriser » précise Michel Maumus qui voit d’autres développements au covoiturage. « On peut sophistiquer le système avec les agglomérations en couplant le covoiturage avec des transports publics pour accéder dans les centres-villes » prédit-il.

En attendant ces aires promises, la débrouille reste la règle. Mais après tous, les premiers adeptes de l’auto partagée s’en sont toujours arrangés.

>> REPERES

Internet a changé nos vies. Pour le covoiturage aussi, la toile est devenue incontournable pour trouver des trajets ou des passagers. Preuve que le covoiturage a le vent en poupe, les sites se multiplient. Le conseil général a installé le sien il y a bientôt quatre ans. Son adresse : covoiturage64.fr

De nombreux autres sites existent. envoiture.fr revendique 400 000 trajets et 1,5 million d’inscrits. covoiturage.fr est l’un des plus connus. Avis, évaluation, bons plans, trombinoscope, ces sites cherchent à sécuriser au maximum le covoiturage en proposant des tarifs et en mettant à disposition de tous les remarques et les évaluations sur les conducteurs. Beaucoup de réactions féminines où revient le plus souvent la ponctualité, la prudence au volant et la convivialité lors du trajet. On peut aussi citer easycovoiturage qui s’adresse plus aux collectivités et entreprises. Ce site travaille par exemple avec le département des Landes, la ville de La Rochelle ou le Crédit Agricole. 123envoiture.com, Sitocar, carvoyage sont également quelques adresses proposant des trajets. Certains sites concluent également des partenariats avec des autocaristes pour des voyages longue distance. Et on peut s’attendre à de nouvelles initiatives pour pouvoir continuer à voyager malgré la crise et la flambée des prix des carburants.

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Après le covoiturage dynamique, le parking dynamique !

L’ère des tarifs temps réel arrive à grand pas dans la mobilité. Après certains péages urbains qui modulent les tarifs en fonction de la congestion réelle, San Francisco expérimente dans SF park project, le stationnement temps réel. Les places libres sont connues, et l’information communiquée, le tarif est adapté en fonction de la demande. Cette étape constituera une brique supplémentaire indispensable dans un futur management global des mobilités, sachant que ce même principe pourrait (devrait ?) être appliqué au livraison de marchandises.

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Faire des tours de pâté pour trouver une place représentent près de 30% du trafic de la ville de San Francisco, aussi réduire cette circulation erratique  en aidant les automobilistes à trouver une place est-elle un bénéfice pour tous, puisqu’une meilleure disponibilité des places de parking décongestionne la ville et rend la route plus sûre. Le projet SFPark a donc logiquement comme mot d’ordre « Tournez moins en rond, vivez + » (Circle Less, Live More).

Concrètement, SFPark collecte et distribue en temps réel l’information au sujet des places de parking dans la ville, sur le modèle de ce que l’on peut connaître en France avec le covoiturage dynamique (la mise en relation automatisée et en temps réel des demandeurs et offreurs de covoiturage). Les chauffeurs savent donc exactement où se situent les emplacements disponibles autour d’eux. A ce système de disponibilité s’ajoute un système de fixation des prix selon l’offre et la demande, et là aussi l’innovation est intéressante puisque des places « centrales » vaudront plus chères et, au final, les automobilistes seront tentés d’aller se garer dans des zones moins chères, car moins utilisées, équilibrant le flux total de circulation et le stock de places de parking dans la ville.

De  nouveaux parcmètres bardés de capteurs (un peu sur le modèle des réseaux intelligents d’éléctricité ou « smart grid » qui connectent en temps réel producteurs et consommateurs d’électricité pour un meilleur équilibrage du flux électrique) transfèreront les données en temps réel des places de parking alentours (disponible ou pas, et à quel « prix »). SFPark.org gèrera l’agrégation des données et pourra transmettre en temps réel les places disponibles via le site, ou par GPS ou encore sur un smartphone. Le prix des places sera variable en fonction de la demande pour inciter les automobilistes à se garer ailleurs ou à une autre période de la journée. Le but étant que chaque zone de parking ait au moins une place de disponible en permanence (un peu comme sur les stations de Vélib où l’entreprise qui le gère équilibre les stocks de vélos disponibles).

Ce système sera mis en place pour 6 000 des 25 000 places de parking payantes (par parcmètre) de la ville et pour 12 250 places des parkings gérés directement par la Ville. Cette phase de test durera 2 ans à compter de l’été 2010, avec un financement fédéral (c’est à dire « national », aux Etats-Unis) à hauteur de 80%. Après, une évaluation déterminera la pertinence d’étendre ou d’améliorer ce système pour une application à toute la ville.

San Francisco fait donc un pas supplémentaire vers la gestion optimisée de ses flux de circulation, après avoir mis en place il y a peu des voies réservées au covoiturage sur le Bay Bridge qui relie la ville de San Francisco à ses « banlieues dortoirs », faisant gagner à ceux qui pouvaient circuler sur ces voies près de 30min sur leurs trajets quotidiens. Une bonne idée à importer à Paris ?

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Aux Etats-Unis, des voies réservées et des parcs-relais pour le covoiturage

Le covoiturage se pratique de manière différente selon les endroits. D’où notre tour du monde des pratiques. Nous avions vu qu’en Allemagne, les institutions décentralisées (land, villes) ont organisé le covoiturage en réseau « local », si l’on peut dire. En Belgique, le covoiturage est d’abord professionnel ou familial, et les  nouvelles technologies tentent des appariements multiples pour connecter en temps réel les conducteurs et passagers potentiels.

Aux Etats-Unis, 2 pratiques du covoiturage sont significatives, la réservation de voies, sur les routes, réservées au covoiturage (carpool lanes), et ce que l’on appelle les « parc-relais », sorte de gare routière pour covoiturants.

Les lignes réservées au covoiturage

Aux États-Unis, la dispersion spatiale de l’habitat associée à une mentalité particulière (la voiture est synonyme de richesse) et un réseau de transport en commun peu dense a laissé une place privilégiée à l’utilisation de la voiture particulière. La prise de conscience collective du potentiel du covoiturage a émergé très tôt dans les politiques. En effet, pour encourager les usagers à prendre les transports en commun et limiter l’usage de la voiture solo, les autorités publiques américaines ont favorisé l’expérimentation de voies réservées au covoiturage (HOV ou HOT).

Un certain nombre de grandes villes, comme Washington, Los Angeles, Houston ou Seattle ont réalisé des voies réservées au covoiturage. Ces voies sont généralement moins empruntées que les voies classiques et sont destinées à inciter les usagers à faire du covoiturage aux heures de pointes, lorsque les voies classiques sont encombrées. L’objectif est de diminuer le trafic tout en transportant autant de personnes. Ces voies peuvent parfois également être empruntées par d’autres véhicules indépendamment de leur taux d’occupation, mais sous réserve d’une autorisation préalable (véhicule de secours, de sécurité, véhicules hybrides, etc.).

Les voies réservées au covoiturage sont réalisées :
• soit en partant des voies existantes et en réservant l’une d’elle pour les covoitureurs ;
• soit en mettant en place une voie supplémentaire.
Les voies de covoiturage entraînent une réduction du nombre de véhicules.kilomètres de 0.2 à 1.4 %.

Les parcs relais
Le potentiel des parcs relais est important pour le covoiturage, en permettant de rendre plus efficace les appariements et d’étendre la pratique du covoiturage. Une étude à Dallas sur l’utilisation d’un parc relais a montré que 21 % des usagers ne feraient pas de covoiturage si
cette infrastructure n’était pas à disposition. 62 % ont affirmé que le parking était un facteur important pour inciter au covoiturage.
Une autre étude portant sur l’utilisation de 150 parcs relais a montré que les modes des utilisateurs pour s’y rendre étaient à 60 % la voiture solo, et à 34 % le covoiturage.

Un autre aspect des parcs relais est qu’ils peuvent encourager le « covoiturage informel ». À Washington DC, le covoiturage informel est pratiqué notamment par les habitants des banlieues de la Virginie du Nord pour emprunter les voies réservées de la I-395. Les conducteurs viennent chercher des passagers à plusieurs endroits (appelés en anglais « slug lines ») sur des voies parallèles à l’I-395 ou sur des parcs relais. On estime à Washington que 2 500 à 5 000 usagers utilise le covoiturage informel chaque jour, principalement pendant les heures de pointe.
Un système similaire est apparu à San Francisco sur une voie réservée du pont Bay Bridge, permettant de réduire de 30 mn les temps de parcours par rapport aux voies normales.

A la lumière de cette expérience américaine, on pense, encore une fois, au covoiturage dynamique tel qu’il peut se pratiquer en France avec Covivo, par exemple. L’idée est simple, il s’agit de numériser en temps réel ce marché du covoiturage formel ou informel. Avec l’exemple des parc-relais américains, il est assez facile d’imaginer que la concentration d’utilisateurs et de conducteurs potentiels (et réguliers, la plupart du temps) peut asseoir l’utilisation d’un outil, de type application iPhone, pour optimiser cette « connection ».

Source : Etude du centre d’Etudes sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu – Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire), « le covoiturage dynamique – étude préalable avant expérimentation », 2009.