Renault lance son service d’auto-partage : Twizy Mobility

La Twizy, c’est cette minuscule voiture électrique, dernière née de chez Renault, qui est censée pouvoir se glisser partout, surtout en ville. L’ovni citadin peut prendre un passager qui s’installera – ou plutôt se rangera- derrière le conducteur. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, une Twizy ressemble à ça :

C’est donc cet engin qui jouera le rôle d’Autolib dans les Yvelines, le département choisi par Renault pour tester son projet. A la différence du système d’auto-partage parisien, le Twizy Mobility n’a pas de bornes auxquelles se rattacher mais un périmètre de circulation de trente km². A l’intérieur de ce périmètre, les petites voitures sont en circulation libre. On les gare où on veut et on va les chercher où elles sont.

Infos pratiques
Pour utiliser Twizy Mobility, il faut s’abonner. On obtient une carte avec laquelle on fait démarrer les voitures modifiées afin d’être localisables et de pouvoir communiquer avec un serveur. Les Twizy sont disponibles 24h/24 et 7j/7. Il est possible d’en bloquer une un quart d’heure, le temps d’aller chercher la bête.

Une phase de test
Le système Twizy Mobility est encore à l’essai à Saint-Quentin en Yvelines. L’expérience sert à étudier les mouvements des autos et surtout de s’assurer que la flotte de véhicule ne soit pas concentrée dans certaines parties de la ville en fonction des horaires.

Une solution d’éco-mobilité en plus pour circuler en ville !

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Le Japon essaie un plan d’auto-partage de véhicules électriques solaires

La ville de Tsukuba au Japon est en train de faire l’essai d’un système hôte d’une nouvelle voiture à partager (un peu comme les Vélib) avec des véhicules électriques qui sont alimentés presque exclusivement par l’énergie solaire. Selon un récent rapport sur ce plan de partage, le partenariat implique la Mazda2 Demio, modifiée en tout-électrique grâce à Think, et qui utilise des batteries au lithium-ion développées par la société américaine EnerDel et toutes basées sur le modèle Zipcar  de partage de voiture. Rappelons que l’auto-partage et le covoiturage sont des moyens efficaces d’économiser de l’argent (en moyenne 1 700€ par an sur un trajet quotidien de 30km, la moyenne des trajets travail-domicile en France) et du temps. A San Francisco, les covoiturants gagnent 30min par jour, à Toulouse, également, la baisse du trafic grâce aux systèmes mis en place permettent d’éviter la congestion du périphérique.

Le choix de Tsukuba en tant que communauté d’essai n’est pas un hasard, compte tenu de son surnom de « Science City ». De par son architecture et sa population, la ville est un laboratoire idéal pour donner une séance d’entraînement aux concepts de durabilité dans le monde réel.

Tsukuba est une ville de 200.000 âmes, appelée la « Cité des sciences et de la nature. » Il était prévu que la cité soit le coeur de la R&D japonaise en 1963, avec l’objectif supplémentaire de siphonner le surpeuplement des environs de Tokyo. La ville emploie actuellement environ 40% des chercheurs au Japon, dans des dizaines d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que plus de 120 entreprises privées. De nombreux parcs de la ville et autres espaces ouverts sont reliés par une piste semi-piétonne semi-cyclable de près de 50km, et le thème de l’Expo ’85 à Tsukuba avait proposé des innovations sur « Humanité, Habitat, Environnement, Science et Technologie. » Si l’auto-partage de véhicules électriques solaires réussit à Tsukuba, le Japon pourrait être tenté de développer ce système dans d’autres cités universitaires ou scientifique dans l’archipel.

Si les combustibles fossiles étaient la seule forme disponible de carburant pour les voitures électriques, ce système permettrait déjà de réaliser des économies de carburant grâce au système ZipCar, qui s’y connaît déjà beaucoup dans les systèmes d’autopartage. L’ajout de sources d’énergies renouvelables, ici, l’énergie solaire, est la cerise sur le gâteau. Le nouveau partenariat comprend l’installation à Tsukuba de stations de charge dans les entreprises locales qui vont stocker l’électricité provenant d’installations solaires, et de l’électricité par les sources classiques afin de faire face à un éventuel déficit. Il ne manque plus qu’à ces véhicules partagés des panneaux solaires sur le toit, donc.

DynamicsAuto