Union du covoiturage et de la mobilité durable : Covivo rachète RoulezMalin

La jeune start’up Lorraine de covoiturage acquiert sa consoeur de Bretagne pour étendre ses solutions de mobilité durable à l’ensemble de la France.

RoulezMalin, adossée à l’agence de communication Hippocampe, est la première entreprise à proposer un site internet de covoiturage en 2005 pour le Finistère, Département pionnier en la matière. Compte tenu de ses proximités avec les entreprises, les collectivités territoriales bretonnes et RoulezMalin, Covivo a repris les activités de cette dernière pour assurer un nouveau développement au service d’une mobilité économique et durable.

Les deux structures allient leurs compétences et leurs expériences et s’installent à Rennes avec Covoiturage+ pour créer un « cluster » en mesure d’intégrer toutes les dimensions du covoiturage et notamment le développement d’outils pour le passage de l’intention à l’acte par l’animation, l’accompagnement et le marketing individualisé auprès des usagers et collaborateurs.

La réunion des ces deux entreprises innovantes permet à Covivo de proposer aujourd’hui une offre complète de mobilité durable pour les entreprises : logiciel de gestion de flotte de véhicules, plateforme d’autopartage, systèmes d’information multimodale…

Jean-Rémi Villette, ingénieur-concepteur de services de nouvelles mobilités, a la charge de la nouvelle agence Covivo-RoulezMalin.

En savoir plus sur l’acquisition de RoulezMalin par Covivo

covivo-roulezmalin

Covoiturage, freins et opportunités : le cas d’E.covoiturage en Isère

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Le covoiturage est une solution de déplacement peu utilisée en dépit de contraintes croissantes liées à l’utilisation de la voiture, notamment la pollution atmosphérique, les embouteillages et les prix de l’essence en augmentation. Covoiturer peut toutefois devenir un réflexe régulier, voire journalier, entre domicile et bureau : au sein des bassins d’emploi de taille importante, de nombreuses opportunités existent de partager le véhicule avec un collègue ou un voisin, pour le bénéfice de chacun. Cela peut-être une alternative valable aux transports en commun : Andrea, ingénieur dans la microélectronique âgé de 25 ans, raconte comment il a pris le bus pendant des années pour se rendre au lycée et à l’université, de sorte qu’aujourd’hui il ne veut pas renoncer à l’emploi de sa voiture, synonyme de liberté. La solution de covoiturage domicile-travail lui semble en revanche séduisante dans la mesure où elle lui permet de concilier convivialité, flexibilité et liberté.

Par ailleurs, alors que les moyens technologiques actuels de géolocalisation ont gagné en précision et les smartphones deviennent des objets du quotidien, certains outils innovants permettent de se déclarer en temps réel passager et conducteur via son téléphone : on appelle cela le covoiturage dynamique. C’est ainsi que Covivo met son expertise au service des usagers du covoiturage à travers un système appelé Covisoft coordonnant la demande et l’offre de place dans un véhicule. Plusieurs expérimentations ont été réalisées sur le territoire national en partenariat avec les collectivités territoriales, notamment dans le Vercors avec le Conseil général de l’Isère dont les enseignements ont montré la nécessité de mettre en place un tel dispositif en zone rurale et de cultiver son acceptabilité sociale ; une nouvelle expérience a débuté lundi 2 avril.

Cette expérience est menée entre Crolles et Grenoble d’une part et Lyon et Bourgoin-Jalieu d’autre part dans l’optique d »associer conducteurs et passagers d’un bassin d’emploi (et bassin de déplacements). Une fois l’inscription réalisée sur le site d’E.covoiturage, il est possible de connaître en temps réel les possibilités de covoiturage avec un système d’identifiant pour le conducteur comme le passager et un paiement en ligne. Outre la sécurité et la transparence du dispositif, l’accent est mis sur la communication : une page Facebook permet d’avoir des informations régulières sur le service, comme les permanences locales. Covoiturer sur deux axes de circulation congestionnés matin et soir devient alors une alternative à la voiture individuelle ou aux transports en commun lorsque l’on a des horaires flexibles et une exigence de liberté comme Andrea, avec une valeur ajoutée certaine : celle d’économie de temps et d’énergie au profit d’une nouvelle convivialité. Ou comment un frein devient une opportunité.

Covoiturage : pourquoi ça ne marche pas toujours

Le covoiturage est une belle idée, mais parfois, ça ne marche pas. Comme beaucoup des nouveaux modes d’organisation des sociétés humaines, celui-ci repose pour beaucoup sur la bonne volonté des participants, un peu comme ces « communautés » sur l’Internet !

Plusieurs cas, à l’échelle locale voire ultra-locale, ont illustré ces derniers temps les difficultés de ce mode de transport alternatif qui est encore très récent si l’on considère sa version « dynamique », aidée par les technologies de géolocalisation et d’Internet mobile.

Un projet de covoiturage pour les personnels et élèves d’un collège au Québec constatent ainsi que seul 3% de la clientèle du collège est active dans le programme, soit 150 personnes environ.  La raison ? Des parents qui prennent en charge les transports des enfants, dans un quartier aisé pour qui le prix de la voiture n’est pas un facteur décisif (Journal Le Courrier).

Volume des requêtes "covoiturage" sur Google, par région

Autre cas en Suisse, où le covoiturage a été jugé trop cher. 24heures rappelle qu’il s’agissait de créer un parking dédié aux « pendulaires » (les commuters en VO) près de l’autoroute A9. Ce sont ici les aspects financiers qui ont incité les collectivités à renoncer. Les collectivités, pour rappel, sont un élément important des plans de déplacement, comme nous l’avions vu en étudiant le complémentarité des acteurs privés et publics, ou en obtenant le témoignage de Max Lambert, qui s’occupe des nouvelles mobilités pour le Conseil général de l’Isère, et qui a mené une intéressante expérience avec Covivo.

Plus largement, nous rappelle The Green Web, le phénomène semble s’essoufler en Amérique du Nord et continuer de se développer en Europe. Leur billet nous rappelle un chiffre étonnant : dans les années 1980 un quart des actifs américains covoiturait ! Chez nous, trois grandes catégories d’acteurs du métier : « grand public » (pour les trajets longs essentiellement), « entreprise » (pour les trajets domicile-travail) et les « tous publics locaux » (pour tous les autres petits trajets).

D’autres freins « sociologiques » existent, qui ralentissent la démocratisation d’un mode de transport pourtant écologique et économique. Un test grandeur nature réalisé en région nantaise avec montré qu’un trajet de 30km covoituré à trois permettait d’économiser près de 4 tonnes de Co2 et 1 700 euros de dépenses liées à la voiture.

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Une expérimentation grandeur nature d’é-covoiturage

Le covoiturage dynamique est un concept de mobilité innovant, qui associe à des technologies (géolocalisation et internet mobile, notamment) un mode de transport à mi-chemin entre le transport en commun et le transport individuel. Les acteurs sur ce segment très particulier sont encore peu nombreux, et les données « en train de se faire ». Le conseil général de l’Isère et son service des nouvelles mobilités, dirigé par Max Lambert, a choisi la start-up alsacienne Covivo pour mener une expérimentation grandeur nature de é-covoiturage sur le Plateau du Vercors. Voici le compte-rendu de mon entretien avec Max Lambert.

Partons du contexte de cette expérimentation : pourquoi a t-elle eu lieu ici, en Isère ?

Le département est à la pointe en termes de création de services pour répondre aux demande de mobilité des administrés. L’Isère est le département qui dépense le plus dans les transports, avec un budget de 150 millions d’euros par an, ce qui en fait le second poste d’un budget totalisant 1,3 milliards d’euros. Les transports en commun tels qu’on les connaît encore montrent leurs limites : leur modèle économique est basé sur 85% de finances publiques alors que certaines lignes de bus roulent souvent à vide ou presque. Il fallait donc trouver autre chose, quelque part entre les transports en commun et le transport individuel. Pour le reste, les entreprises de la région restent dans des offres plus traditionnelles, même si on peut noter la présence d’InnoValley (qui propose une solution de covoiturage anticipé de dernière minute sur iPhone, mais sans se servir de la géolocalisation).

Quel est le principe de cette expérimentation ?

Le covoiturage traditionnel a du mal à décoller. Le principal frein identifié par des études c’est la « garantie de retour » : il est déjà compliqué de trouver des personnes partant du même endroit au même moment, alors exiger ceci sur un aller-retour est presque impossible. Mais si on inverse le problème et que l’on « supprime » ce postulat de départ, on peut essayer de travailler sur des trajets « one-way », grâce au covoiturage dynamique, et en surfant sur la popularité des applications liées à la géolocalisation. C’est dans ce cadre que Covivo a été retenu après un appel d’offres (en compétition avec deux autres concurrents).

Quel apport de Covivo dans ce projet ?

Le produit correspondait globalement à notre demande, mais c’est surtout la souplesse et la motivation inhérentes aux start-up qui a beaucoup jouer dans l’implication de Covivo dans le projet. Ils ont été à fond dans l’expérimentation, de notre côté nous leur offrions une très belle plateforme pour un essai grandeur nature.

Covisoft, le logiciel de Covivo, a t-il évolué pendant ou après l’expérimentation ?

Tout à fait. Il y a eu plusieurs modifications de l’application en cours de route. Une première fois dès l’été 2010, quand nous avions pu tester en interne avec quelques membres de notre équipe en bêta-test l’équipement fourni. Et une seconde fois en cours d’expérimentation, principalement sur des bugs mineurs et des aspects ergonomiques.

Parlons des volumes et des résultats de cette expérimentation (dont le rapport final devrait être disponible fin janvier) ?

Le territoire ciblé était le plateau du Vercors, sur 2 routes d’accès qui disposaient d’un réseau de transport efficace, afin de voir comment une alternative de type covoiturage dynamique pouvait être adoptée. Sur les 10 000 habitants de la zone, 1 000 se sont dits très intéressés et au final 500 se sont inscrits pour le programme (dont 100 « passagers purs » et 400 autres à profil plutôt conducteur). Le problème que nous avons rencontré très tôt, c’était le peu de pénétration des smartphones dans cette population. Nous partions avec une estimation de 20% de personnes équipées, or seul 1% en possédait un. Il a donc fallu acquérir une centaine de smartphones, sans quoi ce « facteur limitant principal » risquait de rendre l’expérimentation non pertinente. Sur ce corpus de 105 utilisateurs, donc, nous avons atteint 80% d’utilisation systématique, et de 10 à 30 mises en relations quotidiennes, ce qui est à la fois faible en volume mais intéressant pour la suite (une autre expérimentation est en gestation).

Quel a été le mode de financement de cette expérience ?

Le Conseil Général a financé 100% du dispositif. Nous avons beaucoup investi en communication « initiale », en nous rendant sur les marchés, dans les foires, dans les entreprises (toutes celles avec un PDE ont été visitées), les cantines… Nous avions prévu cela, en revanche nous avons sous-estimé les moyens qu’il fallait pour animer le dispositif une fois celui ci installé et expliqué aux testeur : une vacataire a été embauchée pour coacher, répondre aux questions sur une hotline dédiée, relancer les utilisateurs qui « oubliaient » l’expérimentation, etc.

Pour plus d’infos, voir le site Itinisère et sa rubrique dédiée à l’expérimentation !

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Covoiturage : à l’Est, du nouveau !

Nous vous avons parlé à plusieurs reprises du covoiturage dynamique, un service permet de synchroniser en temps réel, grâce au GPS et à la 3G, offre et demande de covoiturage, pour éviter de partir ou rentrer de chez soi seul (ce qui n’est pas très convivial, et encore moins économique et écologique !). La start-up alsacienne Covivo a ouvert son dispositif à l’expérimentation grand public, soutenu par l’ADEME, un plan dont voici les détails.

L’objectif de Covivo est de convaincre les quelques 50 000 « commuters » (personnes effectuant de manière quotidienne leur trajet domicile-travail) de l’axe de Toul-Nancy. Pourquoi ? Parce que 90% d’entre eux roulent seuls. C’est mal de rouler seul ? Non, bien sûr, mais sachez que les places vides de votre voiture valent de l’or (500 milliards de dollars au niveau mondial, estime Nokia), et qu’en plus, vous pourriez économiser carburant, frais d’entretien, et émissions de Co2 (voir ce test en conditions réelles sur un trajet covoituré à 3 : 1700 euros d’économies et 4 tonnes de Co2 en moins).

Mieux, avec le covoiturage dynamique vous pouvez tout à fait oublier d’organiser votre covoiturage, car la Covibox fournie par la start-up vous permet, en rentrant dans votre véhicule à la sortie du travail, de regarder sur ce GPS un peu particulier les demandes récentes dans le secteur. Avec la masse critique que devrait atteindre ce type de service dans quelques temps, il y a fort à parier pour que vous fassiez un crochet par ci, un demi-tour par là, et que vous reveniez chez vous à quelques 40-50km avec 2 passagers. Avec qui vous partagerez les frais. Comment ? De la petite monnaie dans les poches en permanence ? Non, bien sûr, l’application développée par Covivo gère automatiquement le calcul des frais (une estimation du coût au kilomètre à été réalisée), et, mieux, transfert tout seul les fonds du débiteur (le passager) au créancier (le conducteur).

Vous pouvez dès aujourd’hui demander une Covibox à l’entreprise, si vous habitez le Grand Est et que vous souhaitez covoiturer (avec des inconnus ? probablement pas, le profil type du covoiturage est féminin, salarié, et qui connaît son pilote), testez ce système et dites nous si l’expérience est concluante. Si vous êtes passager, vous pouvez télécharger la version iPhone/Android qui vous permettra de signaler votre demande de covoiturage en temps réel (Covisoft).

IMPORTANT – Si vous êtes disposés à effectuer ce test sur l’axe Nancy-Toul (et : communes environnantes ou des vosges (secteur ouest=Neufchateau) ou de la meuse (secteurs Bar le duc Ligny en Barrois voire Verdun) ou encore de Saint Dizier en haute marne) , demandez gratuitement votre Covibox à Covivo, à l’adresse suivante : experimentation@covivo.eu.

Et, surtout, faites nous part de votre expérience !

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