Du covoiturage par GPS avec Covivo

La société Covivo de Pompey en Meurthe et Moselle a conçu un système de covoiturage dynamique par GPS. Pourquoi le covoiturage ne marche pas ? Covivo répond à cette question et propose une solution innovante (e-alsace).

Covivo est un projet qui bénéficie de l’aide de l’Association Territoire Projet, la Grande Sapinière et la CCI 54.
Avec le système Covivo, une personne désirant se rendre d’un point A à un point B, fait sa demande sur un site Internet après inscription. Si un conducteur équipé du GPS passe à proximité de l’endroit où cette personne se trouve, il peut être rédirigé vers elle s’il le désire pour le conduire au point B. Puis arrivé à destination, le GPS redirigera le conducteur vers sa destination initiale.

Mais plutôt que de long discours, découvrons cette innovation en images :

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Pics d’ozone, fortes chaleurs, c’est le moment de se mettre au covoiturage !

Ça y est, l’été semble décidé à s’installer pour de bon en France, et les températures s’en ressentent. Si les soirées en terrasses et pouvoir enfin se débarrasser de ses pulls et parapluies sont un avantage certain, il ne faut pas oublier que c’est aussi l’époque des pics d’ozone, dus pour une bonne partie au trafic routier, et qu’en conséquence il faut réfléchir aux solutions pour les éviter. Le covoiturage est l’occasion de changer ses habitudes, d’éviter d’aggraver la qualité de l’air pendant les journées d’été et d’optimiser ses trajets.

Les pics d’ozones apparaissent quand 3 conditions sont réunies :

  • Une circulation automobile intense, ce qui est le cas de toute façon de nombreuses villes, en y ajoutant les grandes migrations automobiles de l’été qui ont commencé
  • Un temps ensoleillé, ce qui est le cas actuellement
  • Une faible circulation atmosphérique, lorsque le vent est faible ou nul et que les masses d’air ne se déplacent plus

Les conséquences sur la santé sont importantes, avec des irritations des yeux, des muqueuses et des voies respiratoires supérieures (sensation d’être « sec »), augmentation de l’asthme. Les autorités ont mis en place des dispositifs d’information à la population à la population à partir de 180 microgrammes d’ozone par mètre cube, puis d’alerte à 240 microgrammes. A partir de 8h d’exposition à 120 microgrammes, les effets sur la santé sont avérés. Récemment, des alertes ont été lancées un peu partout sur le territoire, notamment dans le sud et l’est. La recommandation principale est de réduire les vitesses de 20km/h, de privilégier le covoiturage et les transports en commun (qui sont, une fois de plus, complémentaires et non pas concurrents). Les vitesses maximales autorisées ont aussi été abaissées de 30km/h à certains endroits (Le Figaro).

En ce sens, le covoiturage est une solution efficace pour lutter contre ces pics d’ozone. Rappelez vous notre test grandeur nature. Sur un trajet de 30km covoituré à 3 plutôt qu’effectué seul. Une voiture rejette environ 160 g de CO2 par km parcouru. Sur cette distance, et pour 220 jours de travail, une voiture émet donc chaque année dans l’atmosphère 30 X 2 X 220 X 0.16 = 2 112 kg de CO2. Pratiquer le covoiturage dans ces conditions permet donc « d’économiser » 4 224 kg de CO2 soit plus de 4 tonnes.

Le covoiturage est donc une solution pratique pour réduire ces pics d’ozone !

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Le profil des pratiquants du covoiturage dynamique s’affine

Nous vous avions déjà parlé à plusieurs occasions du profil-type des utilisateurs de services de covoiturage, notamment de covoiturage dynamique et mobile. Une étude récente avait montré que le covoiturage était davantage féminin (dans 62% des cas, c’est une majorité assez nette), salarié (dites adieu au cliché du hippie faisant du pouce sur le bord des autoroutes avec sa guitare) et quotidien (de plus en plus, les trajets domicile-travail ont intérêt à se faire à plusieurs – 1 700€ d’économie par an sur un trajet de 30km que l’on déciderait de partager !).

Une nouvelle étude est donc sur le point de livrer ses données, grâce au programme Mobigis, une société de consulting et développement en utilisation de systèmes d’information géolocalisées pour le privé et le public, et à l’Université J.F Champollion d’Albi. L’enquête porte notamment sur les freins à l’usage du covoiturage dynamique. Nous en avions identifié un certain nombre :

(les freins au covoiturage selon le MIT)

  • « Voyager avec des inconnus ? » est un classique des études sur le covoiturage. Mais des sites de covoiturage permettent de connaître les utilisateurs grâce à des fonctionnalités de réseau social. C’est le cas par exemple de Covivo ou de Comuto, l’application de Covoiturage.fr. Plus précisément, ces outils permettent d’obtenir le profil des utilisateurs enregistrés, de voir leur préférences (accepte les animaux ou non, aime discuter ou non, etc), et d’avoir comme sur eBay une évaluation par les membres qui ont déjà covoituré avec.
  • « Monter dans une voiture dont on ne sait rien ? », la crainte est légitime, mais encore une fois la technologie du covoiturage dynamique permet d’authentifier les usagers. De plus, une étude de Muriel Dufresne, ingénieur transport à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), a montré que le covoiturage était moins accidentogène : on fait plus attention quand il y a du monde dans sa voiture (source Ouest-France).
  • « Trop compliqué d’organiser des parcours et des emplois du temps ? » si c’était le cas avec le covoiturage classique, le dynamique synchronise en temps réel les utilisateurs (grâce à un système « push » des plus innovants). Certains permettent à leurs applications d’être embarquées sur les smartphones ou sur les GPS de voiture.
  • « Les gens ne sont pas prêts à changer pour l’environnement ? », là encore, si c’est votre entreprise, votre mairie ou votre association qui s’en occupe pour économiser et « écologiser » sur le transport, ça aidera. Sur un cas pratique d’un trajet de 30km réalisé quotidiennement, l’on avait calculé un gain net de plus de 4 tonnes de Co2 par an (base : voiture émettant 160g/Co2 par km).

L’enquête proposée par Mobigis (voir leur site) est une étude ouverte depuis le 1er juin et accessible en ligne. Elle vise à obtenir des données sur la qualification socio-ergonomique du covoiturage dynamique (de plus en plus appelé covoiturage mobile), analyser les besoins des acteurs locaux et voir comment se nouent les partenariats (nous avions vu que le covoiturage associe traditionnellement trois types d’acteurs différents mais complémentaires : entreprises, associations et collectivités locales).

Les résultats devraient paraître prochainement, et l’enjeu est de taille. Comme le rappelle le prospectus de l’enquête, 25% de la pollution atmosphérique est lié aux transports, et les voitures sont très peu occupées avec moins de 1,07 passager sur les trajets domicile travail (d’où la valorisation des « sièges vides » et du marché du covoiturage dynamique à près de 500 milliards de dollars par Nokia). Par ailleurs, les transports comptent pour 16% du budget d’un foyer. Enfin, une conséquence possible d’un bon système de covoiturage est la couverture des zones blanches dans lesquelles les transports en commun sont inexistants (c’est à ce titre que le covoiturage est plus complémentaire que concurrent des transports en commun, d’ailleurs)

D’autres études, elles, regardent vers l’avant et nous laissent rêver à une mobilité qui en 2020 serait à la fois « intelligente » (les réseaux informatiques nous aideront à synchroniser nos besoins et nos offres, un peu à l’instar du covoiturage dynamique actuel), « sociale » (fini, les voyages en solo le casque sur les oreilles !) et « lente » (pour privilégier des modes de transports doux pour les trajets de moins de 30km).

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La ville d’Angers et Orange encouragent les salariés à abandonner la voiture

France Télécom Orange a conclu un partenariat avec Angers Loire Métropole afin d’inciter ses salariés à laisser leur voiture au garage pour se rendre au travail. France Télécom Orange est la quatrième entreprise à conclure un partenariat avec Angers Loire Métropole pour réduire l’usage de la voiture après EDF, La Poste et la Caisse des dépôts.

France Télécom Orange qui emploie 700 personnes à Angers et Saint-Barthélémy d’Anjou est la quatrième société angevine à signer un partenariat avec Angers Loire Métropole afin d’inciter les salariés à laisser leur voiture au garage pour se rendre au travail. « Que ce soit pour les trajets domicile-travail ou les déplacements professionnels, il y a de grosses marges de manoeuvre », insiste Bernadette Caillard-Humeau, vice-présidente en charge des déplacements. « Nous sortons de l’idéal du ‘tout-voiture’ et la collectivité, en tant qu’autorité organisatrice de transports, a un grand rôle à jouer dans ce changement. »

Angers Loire Métropole s’engage auprès de l’entreprise à apporter l’appui de son « conseil en mobilité ». Ce conseil participera en septembre à une étude auprès des 700 collaborateurs que compte l’entreprise sur l’agglomération. Cette étude permettra d’adapter les actions à venir afin de réduire l’usage de la voiture dans les déplacements des salariés. D’ores et déjà, les salariés de la société bénéficient des mesures prises par le groupe au niveau régional : Prise en charge de 50% du coût du bus et aide de 100 euros à l’acquisition d’un vélo, avec kit de sécurité offert (casque, gilet, écarteur…). Dès la rentrée, l’entreprise lancera un site de covoiturage dédié à son personnel. Pour le moment, seulement une quinzaine de salariés de France Telecom ont demandé l’aide de 100 € pour s’acheter un vélo neuf.

A voir également, la manière dont Toulouse s’est allié avec les grandes entreprises locales comme EADS pour réduire la circulation, organiser le covoiturage mobile et éviter ainsi la congestion du périphérique !

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Une nouvelle solution de covoiturage

Covivo propose un service de covoiturage comme beaucoup d’autres Openride, Avego, flinc… déjà évoqué sur GreenIT.fr.

Covivo se distingue de ses congénères par quatre points forts:
1° La sécurité mis en avant en tant qu’aspect prioritaire, pour éviter es désagrément d’utilisation: les participants doivent adhérer à une charte, les systèmes d’assurances, d’impositions… sont très clairement expliqués dans le site, la répartition des coûts est définie à l’avance par le site (incluant détours) et est compensée par portemonnaie électronique sans échange entre passager et conducteur.

2° La covibox, sorte de boitier GPS qui en plus des fonctions classiques de navigation, propose, à la manière des taxi urbains, les passagers à prendre en charge au véhicule enregistré le plus proche. La covibox en profite pour calculer la distance et la durée du détour pour effectuer la prise en charge. Libre alors au chauffeur d’accepter ou de refuser le covoiturage en connaissance de cause directement depuis son équipement. A défaut de covibox, un classique système de SMS est proposé.


3° Un positionnement clairement régionaliste « grand-Est de la France », jouant notamment sur les flux de travailleurs transfrontaliers
4° Une offre professionnelle, proposant la mise à disposition d’un intranet de covoiturage clé en main.

Est-ce que cela sera suffisant pour se créer une place de choix dans un marché déjà très dense?

Source : Green IT

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