Le Japon essaie un plan d’auto-partage de véhicules électriques solaires

La ville de Tsukuba au Japon est en train de faire l’essai d’un système hôte d’une nouvelle voiture à partager (un peu comme les Vélib) avec des véhicules électriques qui sont alimentés presque exclusivement par l’énergie solaire. Selon un récent rapport sur ce plan de partage, le partenariat implique la Mazda2 Demio, modifiée en tout-électrique grâce à Think, et qui utilise des batteries au lithium-ion développées par la société américaine EnerDel et toutes basées sur le modèle Zipcar  de partage de voiture. Rappelons que l’auto-partage et le covoiturage sont des moyens efficaces d’économiser de l’argent (en moyenne 1 700€ par an sur un trajet quotidien de 30km, la moyenne des trajets travail-domicile en France) et du temps. A San Francisco, les covoiturants gagnent 30min par jour, à Toulouse, également, la baisse du trafic grâce aux systèmes mis en place permettent d’éviter la congestion du périphérique.

Le choix de Tsukuba en tant que communauté d’essai n’est pas un hasard, compte tenu de son surnom de « Science City ». De par son architecture et sa population, la ville est un laboratoire idéal pour donner une séance d’entraînement aux concepts de durabilité dans le monde réel.

Tsukuba est une ville de 200.000 âmes, appelée la « Cité des sciences et de la nature. » Il était prévu que la cité soit le coeur de la R&D japonaise en 1963, avec l’objectif supplémentaire de siphonner le surpeuplement des environs de Tokyo. La ville emploie actuellement environ 40% des chercheurs au Japon, dans des dizaines d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche ainsi que plus de 120 entreprises privées. De nombreux parcs de la ville et autres espaces ouverts sont reliés par une piste semi-piétonne semi-cyclable de près de 50km, et le thème de l’Expo ’85 à Tsukuba avait proposé des innovations sur « Humanité, Habitat, Environnement, Science et Technologie. » Si l’auto-partage de véhicules électriques solaires réussit à Tsukuba, le Japon pourrait être tenté de développer ce système dans d’autres cités universitaires ou scientifique dans l’archipel.

Si les combustibles fossiles étaient la seule forme disponible de carburant pour les voitures électriques, ce système permettrait déjà de réaliser des économies de carburant grâce au système ZipCar, qui s’y connaît déjà beaucoup dans les systèmes d’autopartage. L’ajout de sources d’énergies renouvelables, ici, l’énergie solaire, est la cerise sur le gâteau. Le nouveau partenariat comprend l’installation à Tsukuba de stations de charge dans les entreprises locales qui vont stocker l’électricité provenant d’installations solaires, et de l’électricité par les sources classiques afin de faire face à un éventuel déficit. Il ne manque plus qu’à ces véhicules partagés des panneaux solaires sur le toit, donc.

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La Haute Loire propose du covoiturage sur Internet

Le Conseil général de la Haute-Loire a trouvé une alternative à l’auto-stop, il vient en effet de mettre en ligne un site dédié essentiellement au covoiturage.

Sur www.covoiturage43.fr les internautes ont désormais la possibilité d’accéder à une plate-forme sur laquelle des automobilistes leur proposent une place dans leur véhicule. Lors d’une conférence de presse à l’Hôtel du Département, Philippe Vignancour, vice-président en charge des routes et transports,a expliqué qu’il s’adressait à un large public : les particuliers qui ont besoin de se déplacer dans des zones parfois mal desservies au niveau des transports en commun, également les salariés de grandes entreprises, dans une démarche de développement durable, le site permet également d’offrir des réponses aux personnes qui souhaitent se déplacer sur un événement sportif ou culturel.

Bien entendu il est possible de rechercher des déplacements sur toute la France, tous les paramètres de recherche sont modifiables d’un seul clic, à partir du moment ou l’on a créé son propre compte avec une adresse électronique.

Le service est ouvert à tous, et il est entièrement gratuit, seuls les frais partagés liés au déplacement sont appliqués par les automobilistes, ils s’inspirent pour celà d’une grille pré-établie. Enfin, le site dispose d’un certain nombre de liens sur les sites sociaux les plus connus, ainsi qu’une version destinée aux mals voyants.

(source : Haute Loire Infos)

Du covoiturage à l’essence dyamique, la mobilité change

L’époque est clairement aux systèmes dynamique, et cela mérite une explication. Notre spécialité, c’est de traiter des nouveaux systèmes de covoiturage dits « dynamiques » car ils associent plusieurs technologies, notamment les connexions 3G et la géolocalisation par GPS, pour fluidifier les échanges entre demandeurs et offreurs de trajet. On pourrait parler de covoiturage « synchronisé » également. Les avantages sont  nombreux : plus besoin de s’appeler pour se fixer des rendez-vous pas toujours assurés, votre GPS de téléphone ou de voiture s’occupe de tout, de vous signaler la présence de demandeurs, de calculer les frais engendrés et d’ajuster automatique les porte-monnaies numériques de chacune des parties. Les gains, nous l’avions vu, sont significatifs (1 760€/an sur un trajet covoituré de 30km à 3), et ce marché vaut de l’or, précisément 500mds de dollars selon Nokia qui a calculé le prix des « places vides » dans les voitures. Sur ce ce créneau, plusieurs acteurs, comme Comuto, Covivo ou Soluco quoique les services proposés ne sont pas tout à fait les mêmes.

Une autre innovation de ce type nous avait étonné il y a peu, aux États-Unis (un pays qui avait déjà mis en service des voies réservées au covoiturage qui leur font économiser 30min par jour), celle du parking dynamique. Ce service, qui s’appuie sur les mêmes technologies, comportait plusieurs innovations majeures. D’abord, celle d’éviter de tourner en rond pour trouver une place puisque les parcmètres reliés au GPS indiquent en temps réel l’endroit où se garer. Ensuite, avec un système extraordinaire qui ajuste le prix des places de parkings de manière à réguler le stationnement de manière fluide : les places du centres seront plus chères pour vous inciter à vous garer plus loin, l’idée étant que chaque rue dispose en permanence d’une à deux places libres, et d’éviter les « zones blanches », en quelque sorte. Des Français, Utilisacteur, se sont d’ailleurs positionnés récemment sur ce marché qui mélange technologie, urbanisme et écologie puisque les économies de Co2 dans tous les cas sont substantielles.

La dernière innovation dynamique en vogue, après quoi nous disposerons d’une voiture complètement dynamique, c’est celle de la gestion de l’essence, avec l’application €ssence3.0 proposée par une société nantaise, Ripple Motion. Le principe est de géolocaliser et lister les stations-essences et de faire apparaître sur une Google Map d’iPhone, par exemple, les moins chères. On peut également y suivre son budget carburant au fil du temps. L’application, lancée il y a bientôt 2 ans, est utilisée par près de 80 000 automobilistes et figure dans le top 100 des applications payantes de l’AppStore, signe de l’utilité reconnue de ces innovations dynamiques.

On peut donc imaginer que le futur proche continue de nous offrir ce type de dispositif, avec pourquoi pas l’extension du parking dynamique aux garages privés avec gestion automatisée des « frais de location » des places ainsi prises ou offertes.

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La Voix du Nord teste le covoiturage

Le covoiturage d’accord, c’est une bonne idée oui, mais… Est ce simple ? Pour y voir plus clair, nous avons testé pour vous l’un des principaux sites, www.covoiturage.fr. …

> Première étape : le profil. Comme pour la plupart des sites, il faut donner son nom, prénom, e-mail et peut-être un peu plus embêtant, si vous êtes frileux côté confidentialité, un numéro de téléphone. Mais l’inscription est très facile à effectuer.

> Deuxième étape, le trajet : Hazebrouck – Lille. Une fois les deux villes entrées, plusieurs fiches de conducteurs apparaissent. Bien pratique, le site ne donne pas seulement les conducteurs qui font le trajet recherché mais aussi ceux qui y font étape. Ainsi, quelqu’un qui part de Saint-Omer et qui passe par Hazebrouck, sera signalé. Le site indique aussi le nombre de places restantes et conseille un prix. Une base pour un accord entre conducteur et passagers.

> Troisième étape : le contact. Comment choisir son conducteur ? Le site propose plusieurs vignettes pour cerner un peu mieux la personnalité de celui/celle qui va vous emmener à bon port : on sait ainsi si c’est un homme ou une femme, s’il aime bien discuter ou pas, s’il accepte la cigarette ou pas, les bagages ou pas, etc. Une fois choisi, on peut même aller voir une « fiche trajet » sur laquelle le conducteur a pu laisser des commentaires (par exemple : « Je travaille tous les jours mais mes horaires sont souples »). Une fois le choix effectué, il suffit de prendre contact. Pour cela deux possibilités : le numéro de téléphone, si le conducteur a accepté que le site l’affiche, ou l’e-mail. A chaque fois que nous avons appelé, les numéros ou e-mails et les trajets étaient toujours d’actualité.

Source : La Voix du Nord

Le covoiturage aujourd’hui est féminin, salarié et quotidien

Une intéressante enquête a été mise en ligne au sujet du covoiturage par Ecolutis, qui propose des solutions professionnelles de covoiturage (nous avions vu que sur le marché du covoiturage – estimé à 500 milliards de dollars par Nokia au niveau mondial – une grande partie pouvait être exploitée par les entreprises, comme chez EADS à Toulouse).

L’étude a porté sur les inscrits du site covoiturage17, sur le bassin de la Communauté d’agglomération de la Rochelle (200 000 habitants). Le questionnaire a été envoyé à 2 200 personnes dont 210 ont répondu. Nous en savons désormais un peu plus sur le profil des covoiturants, des informations à recouper avec cette sociologie « sauvage » du covoiturage.

Le profil type :
– une femme (dans 62% des cas… la conscience écologique a t-elle un sexe ?)
– de 25 à 45 ans (mais depuis un an, les différentes classes d’âge s’harmonisent, avec une forte progression chez les – de 25 ans et les 55-65 ans)
salariés dans 70% des cas (e mythe de l’auto-stoppeur baba-cool en prend un coup ! Voir à ce sujet les différents freins du covoiturage – et comment ils sont souvent imaginaires)
– un trajet d’une distance moyenne de 20-40km (donc souvent des trajets domicile-travail, sur lesquels les covoiturants de San Francisco économisent désormais 30 minutes)
– un trajet quotidien dans 49% des cas
– avec un « règlement » des frais de la main à la main (un écueil évité par les solutions de covoiturage dynamique qui disposent d’un portefeuille automatisé comme Covivo)
– avec 2 personnes dans 54% des cas.

Pourquoi faire du covoiturage ?
– Pour faire des économies (rappelez-vous, un trajet moyen de 30km covoituré à 3 ans 3 fois par semaine pendant un an fait économiser près de 1 700 euros)
– le principal inconvénient est la variabilité des horaires (un obstacle que le covoiturage dynamique, en temps réel, permet de contourner)

Toutes ces statistiques sont particulièrement intéressantes, en ce qu’elles démontent, pour la plupart, les mythes du covoiturage. Ce mode de transport qui s’inscrit dans la mobilité durable permet de faire des économies et de soigner son empreinte écologique. L’avenir, clairement, est au covoiturage dynamique, aussi appelé covoiturage mobile, car il permet grâce aux technologies 3G (qui permet d’être connecté en permanence au réseau) et GPS (qui permet de localiser chauffeur et demandeur) de synchroniser l’offre et la demande de covoiturage avec, en sus, une gestion automatisée des transferts d’argent entre les parties. On conseillera aussi sur le même modèle l’article sur le parking dynamique, vraiment étonnant, dont une entreprise française tente d’importer le concept, très séduisant.

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