Union du covoiturage et de la mobilité durable : Covivo rachète RoulezMalin

La jeune start’up Lorraine de covoiturage acquiert sa consoeur de Bretagne pour étendre ses solutions de mobilité durable à l’ensemble de la France.

RoulezMalin, adossée à l’agence de communication Hippocampe, est la première entreprise à proposer un site internet de covoiturage en 2005 pour le Finistère, Département pionnier en la matière. Compte tenu de ses proximités avec les entreprises, les collectivités territoriales bretonnes et RoulezMalin, Covivo a repris les activités de cette dernière pour assurer un nouveau développement au service d’une mobilité économique et durable.

Les deux structures allient leurs compétences et leurs expériences et s’installent à Rennes avec Covoiturage+ pour créer un « cluster » en mesure d’intégrer toutes les dimensions du covoiturage et notamment le développement d’outils pour le passage de l’intention à l’acte par l’animation, l’accompagnement et le marketing individualisé auprès des usagers et collaborateurs.

La réunion des ces deux entreprises innovantes permet à Covivo de proposer aujourd’hui une offre complète de mobilité durable pour les entreprises : logiciel de gestion de flotte de véhicules, plateforme d’autopartage, systèmes d’information multimodale…

Jean-Rémi Villette, ingénieur-concepteur de services de nouvelles mobilités, a la charge de la nouvelle agence Covivo-RoulezMalin.

En savoir plus sur l’acquisition de RoulezMalin par Covivo

covivo-roulezmalin

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Retour à Rio : quand le Programme des Nations-Unis pour l’Environnement lançait une campagne de sensibilisation aux transports partagés !

Cette campagne s’adressant aux Européens adoptait un slogan simple mais efficace : Voyageons ensemble pour la planète !

A travers cette invitation, inscrite au coeur du programme Green Up, il s’agissait, via une application ludique sur Facebook, de monter à bord d’un véhicule virtuel, et d’y inviter ses amis pour un voyage entouré de tous les Européens, afin de promouvoir les modes de transports collectifs. A la clef, des voyages gratuits en train, en bus etc à travers toute l’Europe.

Voyager avec d’autres, tel était le message de cette campagne aux partenaires économiques venant de tous les pays et de tous les secteurs du transport collectif, entre autres des sociétés publiques d’exploitation des chemins de fer (SNCF, Deutsche Bahn, Infrabel, NSB, UIC…), et toutes les plateformes européennes de carpooling.com (mitfahrgelegenheit.de pour sa version allemande)…

Le programme rapporte sur son site qu’entre 2008 et 2011, les européens qui ont partagé leur véhicule via les initiatives de covoiturage ont économisé plus de 630 000 de tonnes équivalent CO2, 324 millions de litres d’essence et 750 millions d’Euros.

L’utilisation des réseaux sociaux était centrale dans cette campagne, et monter à bord du véhicule virtuel (bus, train, voiture partagée) devait reposer sur un engagement réel à promouvoir ces types de transport collectif.

Lancée en marge de Rio + 20, cette campagne ne doit pas rester lettre morte… Continuons à partager nos moyens de transports pour freiner la dégradation de notre environnement !

Le grand Lyon se lance dans le covoiturage mobile

 

Après la région Isère dont nous parlions la semaine dernière, c’est au tour du Grand Lyon de se doter d’une solution de covoiturage mobile.

Désireux de désengorger l’espace public de la masse de véhicules y circulant chaque jour, la communauté urbaine de Lyon renforce un dispositif préexistant avec le lancement d’une application pour smartphone et tablette.

Pour Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon en charge de la mobilité, cet outil « amorce les prémices du covoiturage dynamique. Cette application va permettre aux covoitureurs d’accéder au service où qu’ils se trouvent ». Totalement gratuite, cette application permet la recherche de trajets ponctuels ou réguliers, d’être alerté quand une nouvelle possibilité de trajet se présente ou encore d’accéder directement à leurs trajets quotidiens en sauvegardant leurs recherches. Gilles Vesco ne cache pas l’importance de la communication autour du covoiturage, « le partage de l’information est essentiel dans ce dispositif, il faut donc pour cela que toutes les personnes qui y trouvent un intérêt sachent où trouver ces informations ».

En développant les modes de transports alternatifs, l’objectif du Grand Lyon est de réduire de 40% le trafic urbain à l’horizon 2020. « Le covoiturage n’est qu’une partie de ce dispositif, avec les TCL ou encore les Velo’V. Ces éléments se renforcent les uns les autres tout en respectant le droit à la mobilité » souligne Gilles Vesco.

A ce jour, le site covoiturage-grandlyon.com compte 7 042 inscrits dont 20% covoiturent au moins une fois par semaine, ce qui représente 10 000 pleins d’essences économisés.

Le 5 juin, je covoiture pour aller au travail

Le challenge mobilité Rhône Alpes 2012 se tient le mardi 5 juin. L’objectif pour sa 2e édition est de valoriser les déplacements domicile/travail par des moyens alternatifs à la voiture. Les collectivités territoriales – communes, communautés de communes ou d’agglomération – s’engagent aux côtés des associations afin de sensibiliser les entreprises et les administrations du territoire rhônalpin et récompenser ceux et celles qui innovent pour les déplacements de leurs salariés.

Vélo, marche à pied, transports en commun, autopartage, covoiturage sans oublier trottinette, skate, rollers et navette fluviale : tous les moyens sont bons pour promouvoir l’ensemble des mobilités alternatives à la voiture individuelle et ainsi initier des comportements vertueux en matière d’environnement et de mobilité. Les employeurs soucieux de l’environnement ont ainsi l’occasion d’organiser le temps d’une journée un défi ludique sur le thème de la mobilité.

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La coordination des nouvelles mobilités par les collectivités, nécessité et applications

Crédit photo : Transpole

Coordination : voilà un concept clé dans la réflexion et la mise en place des nouvelles mobilités en général et du covoiturage en particulier. Concevoir des solutions innovantes de mobilité et des outils utilisés par les usagers passe par une concertation et un travail avec l’ensemble des acteurs impliqués, qu’ils soient institutionnels, économiques ou associatifs. Si certaines initiatives peinent à décoller, c’est parfois en raison de difficultés rencontrées avec des partenaires de nature et de priorités différentes, ainsi que décrit dans l’ouvrage Les transports, la planète et le citoyen. En finir avec la galère, découvrir la mobilité durable de Ludovic Bu, Marc Fontanès et Olivier Razemon.

Aussi les collectivités territoriales se saisissent de cette question et cherchent à mettre en place des instruments adaptés aux besoins des usagers et aux enjeux liés aux nouvelles mobilités. La communauté urbaine Lille Métropole, par exemple, a adopté en avril 2011 son plan de déplacement urbain (PDU), document qui définit les grandes orientations de l’agglomération pour la décennie pour près de 3 millions d’habitants, en intégrant l’aire métropolitaine de Lille. Ce document s’intéresse non seulement au transport, mais plus largement, à la mobilité – la délégation de service public à Keolis d’ailleurs est dite de mobilité et non de transport. A ce titre, elle intègre les nouvelles formes de mobilité telles que le vélo et le covoiturage.

L’accent est mis sur les mouvements pendulaires qui représentent 20 à 25% des trajets quotidiens. Les trajets domicile/travail sont ceux qui sont les plus réguliers et auxquels les collectivités territoriales peuvent apporter un maillage davantage ciblé. Une quinzaine de sites proposent du covoiturage dans la région de Lille (de covoiturage.fr à carpooling.fr en passant par covivo.eu) : l’enjeu est de permettre l’intermodalité et la multimodalité de façon à ce que conducteurs et passagers coordonnent leurs déplacements jusqu’au dernier kilomètre. Cela passe par la mise en place de plateformes de mobilité, à l’image de Transpole, fournissant une information exhaustive sur les diverses solutions de mobilité qui s’offrent à l’usager. Le site, simple d’accès et d’utilisation, croise des informations relatives aux transports en commun (train, métro, tram, bus) ainsi qu’au vélo, au covoiturage et à l’autopartage. Le covoiturage s’y intègre bien compte tenu de la taille de l’aire urbaine et peut constituer un mode de transport en complément du train ou du vélo. Cet effort de coordination, complexe, est indispensable alors que l’époque du tout voiture est révolue, et les collectivités l’ont bien compris.