Retour à Rio : quand le Programme des Nations-Unis pour l’Environnement lançait une campagne de sensibilisation aux transports partagés !

Cette campagne s’adressant aux Européens adoptait un slogan simple mais efficace : Voyageons ensemble pour la planète !

A travers cette invitation, inscrite au coeur du programme Green Up, il s’agissait, via une application ludique sur Facebook, de monter à bord d’un véhicule virtuel, et d’y inviter ses amis pour un voyage entouré de tous les Européens, afin de promouvoir les modes de transports collectifs. A la clef, des voyages gratuits en train, en bus etc à travers toute l’Europe.

Voyager avec d’autres, tel était le message de cette campagne aux partenaires économiques venant de tous les pays et de tous les secteurs du transport collectif, entre autres des sociétés publiques d’exploitation des chemins de fer (SNCF, Deutsche Bahn, Infrabel, NSB, UIC…), et toutes les plateformes européennes de carpooling.com (mitfahrgelegenheit.de pour sa version allemande)…

Le programme rapporte sur son site qu’entre 2008 et 2011, les européens qui ont partagé leur véhicule via les initiatives de covoiturage ont économisé plus de 630 000 de tonnes équivalent CO2, 324 millions de litres d’essence et 750 millions d’Euros.

L’utilisation des réseaux sociaux était centrale dans cette campagne, et monter à bord du véhicule virtuel (bus, train, voiture partagée) devait reposer sur un engagement réel à promouvoir ces types de transport collectif.

Lancée en marge de Rio + 20, cette campagne ne doit pas rester lettre morte… Continuons à partager nos moyens de transports pour freiner la dégradation de notre environnement !

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Semaine du développement durable : 10ème édition ; covoiturage.fr contre la déforestation

A l’occasion de la semaine du développement durable, du 1er au 7 avril, le site covoiturage.fr rappelle son engagement pour la cause environnementale.

Depuis sa création en 2004, le site défend son caractère écologique en évitant des rejets importants de gaz à effet de serre. Ils estiment l’économie à 200 000 tonne de CO2. L’année dernière, covoiturage.fr s’était lancé dans la préservation des arbres en soutenant Pur Projet, une organisation qui lutte contre la déforestation et le réchauffement climatique. 15 millions de m² de forêt devraient ainsi être préservés. Le site comptait alors 1,5 million de membres, ce qui revenait donc à 10m² de forêt pour chaque inscrit.
Cette semaine, l’action est relancée et mise en avant :
« A l’occasion de la Semaine du développement durable 2012, nous allons plus loin en préservant 10m² pour chaque nouvel inscrit pendant la semaine du Développement durable.
Nous avons choisi de préserver une forêt au Pérou car la déforestation a été qualifiée d’alarmante dans cette partie du monde. Et si nous n’agissons pas contre la déforestation, il n’y aura plus de forêt tropicale d’ici 2040 ! De plus, les enjeux de la lutte contre la déforestation au Pérou sont multiples :
– Lutte contre le réchauffement climatique et stockage de carbone
– Protection de la biodiversité, des ressources naturelles, et notamment des ressources en eau douce
– Souveraineté alimentaire, c’est-à-dire le droit des peuples à disposer d’une alimentation saine et locale
– Préservation de l’identité culturelle des peuples de la forêt. »


Plus d’informations sur covoiturage.fr et sur le site de Pur Projet

Le covoiturage au Havre : 2 800 euros d’économies sur l’année !

Voici à nouveau un intéressant témoignage local, au Havre, qui illustre les avantages économiques du covoiturage… Près de 2 800 euros d’économie en carburant par an pour ceux qui savent s’organiser ! Les résultats sont tout à fait « intéressants », le tout sans avoir besoin de concevoir, vendre, produire et recycler de nouveaux véhicules 🙂

 

Jérôme est un fervent adepte de ce système : «J’ai le permis mais pas de voiture alors le covoiturage est idéal pour moi» .Jérôme est un fervent adepte de ce système : «J’ai le permis mais pas de voiture alors le covoiturage est idéal pour moi» .

S’il s’agit d’un moyen de réduire la pollution et les coûts du trajet, le covoiturage permet aussi de faire des rencontres. Des Havrais témoignent et livrent leurs conseils.


AUJOURD’HUI, 80 % des conducteurs sont seuls dans leur voiture et 93 % d’entre eux l’utilisent dans le cadre des déplacements domicile/ travail. Pour palier à cette gageure, une nouvelle tendance a émergé depuis quelques années: le covoiturage.

La définition propre du terme implique le partage d’un véhicule pour aller d’un point à l’autre. Mais il s’agit surtout d’un moyen de réduire la pollution, les coûts du trajet et de rencontrer de nouvelles personnes. Fini le cliché de l’étudiant fauché ou du routard en mal d’aventure, le covoiturage s’est répandu et touche maintenant tous les âges et tous les modes de vie.

 

Réduire les coûts

Pour les personnes handicapées ou sans véhicule, c’est aussi un bon moyen de pouvoir se déplacer.
Quand on sait qu’en covoiturant avec une personne, on fait une économie de 686,4 litres de carburant par an, avec deux personnes, c’est 1372,8 litres d’économie, soit 2819 euros par an et par personne. Non négligeable.
Bonne alternative aux grèves récurrentes dans les transports en commun, elle est de plus en plus plébiscitée par les entreprises. Certains magasins ont même lancé leur propre site de covoiturage. C’est le cas de Ikea ou même de Carrefour et Leclerc dans certaines villes de France.
Jérôme est un fervent adepte de ce système: « J’ai le permis mais pas de voiture alors le covoiturage est idéal pour moi. Et puis je suis un grand bavard et j’adore rencontrer les gens. Ma copine habite Lille donc chaque week-end, j’utilise ce système pour aller la voir. 30 euros l’aller et retour, c’est encore moins cher que le train. »
Quant à Marion, elle a essayé plusieurs fois mais elle garde une certaine appréhension: « C’est difficile de ne pas connaître la personne avec qui on monte. La voiture est un espace restreint. Si on ne s’entend pas, le trajet peut paraître long. Si jamais il fume comme un pompier ou s’il écoute de la musique tonitruante pendant deux heures, imaginez ! »
Pour limiter le problème, certains sites Internet demandent aux utilisateurs si leurs trajets sont fumeurs ou non, la musique qu’ils aiment, etc.
Selon Christian, le covoiturage peut être dangereux : « C’est idéal pour l’écologie, réduire le nombre de véhicules sur la route et par conséquent réduire la pollution mais ces aires de stationnements où on laisse sa voiture pour prendre celle du chauffeur, sont des lieux non surveillés pendant 8 ou 10 heures, la cible rêvée pour les voleurs… De même, si un aléa routier se produit, une panne par exemple, ce sont cinq personnes que l’entreprise attend vainement ».

 

Se mettre d’accord

Et pour les Havrais, le Conseil Général a lancé en 2006, un site internet utile en seine maritime : www.covoiturage76. net.
Claudie est ravie : « Avec deux collègues, on s’organise pour faire le trajet Harfleur – Le Havre tous les jours. Évidemment, il faut être discipliné dans les horaires… Depuis, j’ai réduit mes frais par trois, c’est idéal ».
Mais un conseil avant de prendre la route: pensez à vous mettre d’accord sur les frais et si vous utilisez votre voiture, il est préférable de signaler le recours au covoiturage auprès de votre compagnie d’assurance, surtout, si vous souhaitez partager le volant avec un autre covoitureur.

Julie Hauville (source : Le Havre Infos)

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CarPoolCargo.com propose de covoiturer… vos colis !

Ce système de transport des colis entre particuliers devrait contribuer à diminuer le flux important du transport routier en France et en Allemagne dans un premier temps

Le site Internet CarPoolCargo.com propose un service intelligent aux particuliers pour envoyer leurs colis à moindre frais. Pour ceux qui souhaitent alléger leurs dépenses en carburant ou leurs autres frais de déplacement sur un trajet précis, ce concept est ze solution. Ce système, dont l’inscription est gratuite pour une utilisation vers la France ou l’Allemagne, fonctionne sur le même principe que le covoiturage et permet  donc des économies non négligeables d’émissions de gaz à effet de serre (GES).

Eu égard à la contribution du secteur des transports aux rejets carbone, l’initiative est bienvenue. Elle est aussi servie par un mode de fonctionnement simple : l’expéditeur paye une contribution financière au conducteur, qui réduit ainsi ses frais de déplacements et son empreinte écologique. L’expéditeur peut donc négocier pour diminuer ses coûts d’envoi en profitant des flux routiers existants. Le service a mis en place une interactivité avec Google Maps pour faciliter la tâche de l’utilisateur, lequel a également à sa disposition des données calendaires et volumétriques, des points d’étapes sur le trajet et peut créer son compte personnel. Les conducteurs peuvent en outre tout transporter, du plus petit au plus gros objet, selon les capacités des véhicules proposés.

Fonctionnalité et réduction des émissions de CO2 sont donc les deux atouts de cette initiative – pour autant que le succès soit au rendez-vous et permette de retirer des camions de transports des routes – . Un duo gagnant qui ne peut que faire l’unanimité.

 

Source : Ze Green Web

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Quatre raisons de changer de mobilité

Penchons nous aujourd’hui sur un document d’une richesse étonnante, « Les nouvelles mobilités« , produit par le Centre d’Analyse Stratégique. L’étude, d’une grosse centaine de pages, fourmille d’analyses, de bonnes pratiques et de points de vue sur la modification à venir des mobilités – nous vous en parlons régulièrement sur ces pages avec le cas du covoiturage dynamique qui nous semble être l’une des solutions les plus intéressantes, en s’appuyant à la fois sur les technologies de type GPS et sur la démocratisation des smartphones équipés de connexion internet 3G (et bientôt 4G). Le tout dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, dont les travaux avaient mis l’accent « sur la nécessité d’adapter nos modes de consommation et nos modes de vie et d’entamer la transition énergétique nécessaire de notre société afin de lutter contre le changement climatique ».

L’étude présente tout d’abord quatre raisons qui justifient l’arrivée de nouveaux modes de déplacements doux ou alternatifs, et c’est sur ce point que nous vous proposons aujourd’hui de nous attarder.Quelles sont donc ces motifs ?

1/ Le premier, et c’est celui qui semble le plus évident, c’est celui de l’incompatibilité de notre utilisation actuelle de l’automobile avec les objectifs à la fois énergétiques et environnementaux que se sont fixés les Etats (on peut penser par exemple aux 20% d’énergies renouvelables à atteindre en 2020 au sein de l’Union Européenne ou de la réduction des émissions de Co2. Le rapport du Centre d’Analyse rappelle que la voiture émet « deux à trois fois plus de Co2 par kilomètre/voyageur parcouru que les autres modes de transports motorisés ». Nous allons tirer un peu la couverture à notre enthousiasme pour le covoiturage dynamique, et nous permettre de rappeler que sur un trajet covoituré à 3 sur 30 km, chacun des participants « écologise » 4 tonnes de Co2 par rapport à 3 trajets séparés, sur un an.

2/ Le second motif pour la promotion de nouvelles mobilités est celui du risque d’exclusion sociale et territoriale, la voiture est devenu à ce point indispensable que ceux qui n’en sont pas dotés, pour des raisons variées dont la première peut être le coût de la possession d’une automobile et de son entretien, sont marginalisés. Un exemple ? De nombreuses offres d’emplois, notamment en région, exigent d’avoir le permis B et d’avoir un véhicule. L’étude rappelle que 40% de la population française vit dans des territoires à faible densité, où donc ce risque est accru. Si l’on prend en compte le covoiturage, ce système permet de transporter plus de personnes avec autant de véhicules. Voir par exemple ce qu’a pu mettre en place l’entreprise EADS pour ses salariés à Toulouse, le cas est vraiment intéressant, et il montre aussi la variété des acteurs qui soutiennent le covoiturage : collectivités, entreprises et associations.

3/ Troisième motif de passer à de nouveaux modes de transports, la gestion de l’espace. Les citadins, surtout à Paris, savent ce qu’est le manque d’espace. Et cet espace, on peut en trouver sur les routes et rues qui traversent nos cités. L’étude souligne ainsi que « Par rapport aux piétons, aux deux- roues et aux transports collectifs urbains, une automobile consomme en moyenne beaucoup plus d’espace : de 4 à 10 m2 au sol, mais 15 à 20 m2 dans un parking, et entre 50 et 250 m2 en circulation, selon la vitesse et la catégorie de voies. ». Moins de voitures, plus de transports en communs et de modes de déplacements doux, c’est l’assurance de disposer de plus d’espace de vie. Voir à ce sujet la gallerie photo du « no parking day », une manifestation qui prend la place un jour par an des places de stationnement pour montrer ce que l’on peut en faire sans les voitures.

Photo Flickr du groupe No Parking Day

4/ Enfin, dernier motif qui nous incite à changer de comportement lors de nos déplacements, la crise économique qui a mis en exergue le décalage entre des modèles de voitures coûteux, aux équipements de série qui gonflent les prix, et qui ne correspondent pas aux attentes de la clientèle. L’étude note ainsi la part décroissante du budget des ménages accordée à l’achat d’un véhicule neuf.

Voici donc pour ces 4 grandes raisons ou incitations à changer nos modes de transports. Nous vous résumerons une nouvelle partie de cette passionnante étude que nous vous recommandons de lire tant elle est instructive.

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