Quatre raisons de changer de mobilité

Penchons nous aujourd’hui sur un document d’une richesse étonnante, « Les nouvelles mobilités« , produit par le Centre d’Analyse Stratégique. L’étude, d’une grosse centaine de pages, fourmille d’analyses, de bonnes pratiques et de points de vue sur la modification à venir des mobilités – nous vous en parlons régulièrement sur ces pages avec le cas du covoiturage dynamique qui nous semble être l’une des solutions les plus intéressantes, en s’appuyant à la fois sur les technologies de type GPS et sur la démocratisation des smartphones équipés de connexion internet 3G (et bientôt 4G). Le tout dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, dont les travaux avaient mis l’accent « sur la nécessité d’adapter nos modes de consommation et nos modes de vie et d’entamer la transition énergétique nécessaire de notre société afin de lutter contre le changement climatique ».

L’étude présente tout d’abord quatre raisons qui justifient l’arrivée de nouveaux modes de déplacements doux ou alternatifs, et c’est sur ce point que nous vous proposons aujourd’hui de nous attarder.Quelles sont donc ces motifs ?

1/ Le premier, et c’est celui qui semble le plus évident, c’est celui de l’incompatibilité de notre utilisation actuelle de l’automobile avec les objectifs à la fois énergétiques et environnementaux que se sont fixés les Etats (on peut penser par exemple aux 20% d’énergies renouvelables à atteindre en 2020 au sein de l’Union Européenne ou de la réduction des émissions de Co2. Le rapport du Centre d’Analyse rappelle que la voiture émet « deux à trois fois plus de Co2 par kilomètre/voyageur parcouru que les autres modes de transports motorisés ». Nous allons tirer un peu la couverture à notre enthousiasme pour le covoiturage dynamique, et nous permettre de rappeler que sur un trajet covoituré à 3 sur 30 km, chacun des participants « écologise » 4 tonnes de Co2 par rapport à 3 trajets séparés, sur un an.

2/ Le second motif pour la promotion de nouvelles mobilités est celui du risque d’exclusion sociale et territoriale, la voiture est devenu à ce point indispensable que ceux qui n’en sont pas dotés, pour des raisons variées dont la première peut être le coût de la possession d’une automobile et de son entretien, sont marginalisés. Un exemple ? De nombreuses offres d’emplois, notamment en région, exigent d’avoir le permis B et d’avoir un véhicule. L’étude rappelle que 40% de la population française vit dans des territoires à faible densité, où donc ce risque est accru. Si l’on prend en compte le covoiturage, ce système permet de transporter plus de personnes avec autant de véhicules. Voir par exemple ce qu’a pu mettre en place l’entreprise EADS pour ses salariés à Toulouse, le cas est vraiment intéressant, et il montre aussi la variété des acteurs qui soutiennent le covoiturage : collectivités, entreprises et associations.

3/ Troisième motif de passer à de nouveaux modes de transports, la gestion de l’espace. Les citadins, surtout à Paris, savent ce qu’est le manque d’espace. Et cet espace, on peut en trouver sur les routes et rues qui traversent nos cités. L’étude souligne ainsi que « Par rapport aux piétons, aux deux- roues et aux transports collectifs urbains, une automobile consomme en moyenne beaucoup plus d’espace : de 4 à 10 m2 au sol, mais 15 à 20 m2 dans un parking, et entre 50 et 250 m2 en circulation, selon la vitesse et la catégorie de voies. ». Moins de voitures, plus de transports en communs et de modes de déplacements doux, c’est l’assurance de disposer de plus d’espace de vie. Voir à ce sujet la gallerie photo du « no parking day », une manifestation qui prend la place un jour par an des places de stationnement pour montrer ce que l’on peut en faire sans les voitures.

Photo Flickr du groupe No Parking Day

4/ Enfin, dernier motif qui nous incite à changer de comportement lors de nos déplacements, la crise économique qui a mis en exergue le décalage entre des modèles de voitures coûteux, aux équipements de série qui gonflent les prix, et qui ne correspondent pas aux attentes de la clientèle. L’étude note ainsi la part décroissante du budget des ménages accordée à l’achat d’un véhicule neuf.

Voici donc pour ces 4 grandes raisons ou incitations à changer nos modes de transports. Nous vous résumerons une nouvelle partie de cette passionnante étude que nous vous recommandons de lire tant elle est instructive.

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Covoiturage : à l’Est, du nouveau !

Nous vous avons parlé à plusieurs reprises du covoiturage dynamique, un service permet de synchroniser en temps réel, grâce au GPS et à la 3G, offre et demande de covoiturage, pour éviter de partir ou rentrer de chez soi seul (ce qui n’est pas très convivial, et encore moins économique et écologique !). La start-up alsacienne Covivo a ouvert son dispositif à l’expérimentation grand public, soutenu par l’ADEME, un plan dont voici les détails.

L’objectif de Covivo est de convaincre les quelques 50 000 « commuters » (personnes effectuant de manière quotidienne leur trajet domicile-travail) de l’axe de Toul-Nancy. Pourquoi ? Parce que 90% d’entre eux roulent seuls. C’est mal de rouler seul ? Non, bien sûr, mais sachez que les places vides de votre voiture valent de l’or (500 milliards de dollars au niveau mondial, estime Nokia), et qu’en plus, vous pourriez économiser carburant, frais d’entretien, et émissions de Co2 (voir ce test en conditions réelles sur un trajet covoituré à 3 : 1700 euros d’économies et 4 tonnes de Co2 en moins).

Mieux, avec le covoiturage dynamique vous pouvez tout à fait oublier d’organiser votre covoiturage, car la Covibox fournie par la start-up vous permet, en rentrant dans votre véhicule à la sortie du travail, de regarder sur ce GPS un peu particulier les demandes récentes dans le secteur. Avec la masse critique que devrait atteindre ce type de service dans quelques temps, il y a fort à parier pour que vous fassiez un crochet par ci, un demi-tour par là, et que vous reveniez chez vous à quelques 40-50km avec 2 passagers. Avec qui vous partagerez les frais. Comment ? De la petite monnaie dans les poches en permanence ? Non, bien sûr, l’application développée par Covivo gère automatiquement le calcul des frais (une estimation du coût au kilomètre à été réalisée), et, mieux, transfert tout seul les fonds du débiteur (le passager) au créancier (le conducteur).

Vous pouvez dès aujourd’hui demander une Covibox à l’entreprise, si vous habitez le Grand Est et que vous souhaitez covoiturer (avec des inconnus ? probablement pas, le profil type du covoiturage est féminin, salarié, et qui connaît son pilote), testez ce système et dites nous si l’expérience est concluante. Si vous êtes passager, vous pouvez télécharger la version iPhone/Android qui vous permettra de signaler votre demande de covoiturage en temps réel (Covisoft).

IMPORTANT – Si vous êtes disposés à effectuer ce test sur l’axe Nancy-Toul (et : communes environnantes ou des vosges (secteur ouest=Neufchateau) ou de la meuse (secteurs Bar le duc Ligny en Barrois voire Verdun) ou encore de Saint Dizier en haute marne) , demandez gratuitement votre Covibox à Covivo, à l’adresse suivante : experimentation@covivo.eu.

Et, surtout, faites nous part de votre expérience !

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Le covoiturage à l’honneur de la Semaine de la Mobilité

Le covoiturage comme mode de transport alternatif, c’est notre dada, mais également l’un des centres d’intérêts de la 9e Semaine de la Mobilité qui s’est tenue un peu partout en France du 16 au 22 septembre, sous l’égide du Ministère du Développement Durable. Petit point des innovations vues et des débats du moment. L’enjeu est de taille comme le rappelle Challenges : « Si les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de 6,4% en 2008, par rapport à 1990 en France, celles liées au transport ont crû de 13,5% durant la même période. Il s’agit là du premier secteur émetteur de CO2 du pays (25%). »

C’est Localtis, site ressource sur les collectivités locales, qui résume fort bien la teneur de la semaine, qui a mis à l’honneur plusieurs modes de mobilité durables : « covoiturage, vélo, autopartage, transports en commun en site propre, véhicules électriques et hybrides, écoconduite, plans de déplacement d’entreprises, deux roues motorisés… ». L’enjeu est important pour les collectivités, souvent actives dans le financement de nouveaux plans de transports, comme on a pu le voir aux côtés d’associations et d’entreprises dans le cas du covoiturage.

Une première bonne idée pour cette édition aura été la baisse temporaire des tarifs des transports en commun. L’objectif était d’inciter ceux qui n’utilisent que leur voiture à expérimenter leur trajet quotidien en transport. L’argument économique, ici, est crucial, puisqu’une voiture coûte environ 6 000€ par an à son utilisateur, soit 20 fois plus qu’un abonnement annuel à une carte de transport. C’était déjà l’un des arguments du covoiturage, une étude avait estimée à 1 700€ les économies réalisées pour un trajet de 30km covoituré à 3 sur l’année.

On peut simplement regretter le manque d’information disponible sur le site bougezautrement, mis en place pour l’occasion par le Ministère : peu d’actualités, ni de ressources d’information généraliste sur le sujet.

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Une nouvelle solution de covoiturage

Covivo propose un service de covoiturage comme beaucoup d’autres Openride, Avego, flinc… déjà évoqué sur GreenIT.fr.

Covivo se distingue de ses congénères par quatre points forts:
1° La sécurité mis en avant en tant qu’aspect prioritaire, pour éviter es désagrément d’utilisation: les participants doivent adhérer à une charte, les systèmes d’assurances, d’impositions… sont très clairement expliqués dans le site, la répartition des coûts est définie à l’avance par le site (incluant détours) et est compensée par portemonnaie électronique sans échange entre passager et conducteur.

2° La covibox, sorte de boitier GPS qui en plus des fonctions classiques de navigation, propose, à la manière des taxi urbains, les passagers à prendre en charge au véhicule enregistré le plus proche. La covibox en profite pour calculer la distance et la durée du détour pour effectuer la prise en charge. Libre alors au chauffeur d’accepter ou de refuser le covoiturage en connaissance de cause directement depuis son équipement. A défaut de covibox, un classique système de SMS est proposé.


3° Un positionnement clairement régionaliste « grand-Est de la France », jouant notamment sur les flux de travailleurs transfrontaliers
4° Une offre professionnelle, proposant la mise à disposition d’un intranet de covoiturage clé en main.

Est-ce que cela sera suffisant pour se créer une place de choix dans un marché déjà très dense?

Source : Green IT

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Du covoiturage à l’essence dyamique, la mobilité change

L’époque est clairement aux systèmes dynamique, et cela mérite une explication. Notre spécialité, c’est de traiter des nouveaux systèmes de covoiturage dits « dynamiques » car ils associent plusieurs technologies, notamment les connexions 3G et la géolocalisation par GPS, pour fluidifier les échanges entre demandeurs et offreurs de trajet. On pourrait parler de covoiturage « synchronisé » également. Les avantages sont  nombreux : plus besoin de s’appeler pour se fixer des rendez-vous pas toujours assurés, votre GPS de téléphone ou de voiture s’occupe de tout, de vous signaler la présence de demandeurs, de calculer les frais engendrés et d’ajuster automatique les porte-monnaies numériques de chacune des parties. Les gains, nous l’avions vu, sont significatifs (1 760€/an sur un trajet covoituré de 30km à 3), et ce marché vaut de l’or, précisément 500mds de dollars selon Nokia qui a calculé le prix des « places vides » dans les voitures. Sur ce ce créneau, plusieurs acteurs, comme Comuto, Covivo ou Soluco quoique les services proposés ne sont pas tout à fait les mêmes.

Une autre innovation de ce type nous avait étonné il y a peu, aux États-Unis (un pays qui avait déjà mis en service des voies réservées au covoiturage qui leur font économiser 30min par jour), celle du parking dynamique. Ce service, qui s’appuie sur les mêmes technologies, comportait plusieurs innovations majeures. D’abord, celle d’éviter de tourner en rond pour trouver une place puisque les parcmètres reliés au GPS indiquent en temps réel l’endroit où se garer. Ensuite, avec un système extraordinaire qui ajuste le prix des places de parkings de manière à réguler le stationnement de manière fluide : les places du centres seront plus chères pour vous inciter à vous garer plus loin, l’idée étant que chaque rue dispose en permanence d’une à deux places libres, et d’éviter les « zones blanches », en quelque sorte. Des Français, Utilisacteur, se sont d’ailleurs positionnés récemment sur ce marché qui mélange technologie, urbanisme et écologie puisque les économies de Co2 dans tous les cas sont substantielles.

La dernière innovation dynamique en vogue, après quoi nous disposerons d’une voiture complètement dynamique, c’est celle de la gestion de l’essence, avec l’application €ssence3.0 proposée par une société nantaise, Ripple Motion. Le principe est de géolocaliser et lister les stations-essences et de faire apparaître sur une Google Map d’iPhone, par exemple, les moins chères. On peut également y suivre son budget carburant au fil du temps. L’application, lancée il y a bientôt 2 ans, est utilisée par près de 80 000 automobilistes et figure dans le top 100 des applications payantes de l’AppStore, signe de l’utilité reconnue de ces innovations dynamiques.

On peut donc imaginer que le futur proche continue de nous offrir ce type de dispositif, avec pourquoi pas l’extension du parking dynamique aux garages privés avec gestion automatisée des « frais de location » des places ainsi prises ou offertes.

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