Festivals de l’été : pensez à covoiturer

Avant une coupure estivale bien méritée pour tous, Dynamique Covoiturage vous suggère de ne pas oublier que vous pouvez faire votre tour de France des festivals musicaux en toute économie et écologie grâce au covoiturage. Plusieurs de ces événements ont mis en place des dispositifs d’auto-partage, afin d’éviter les surcharges de trafic et de contrer l’effet des pics d’ozones que la circulation ne fait qu’intensifier.

Ainsi le festival des Vieilles Charrues propose t-il plusieurs solutions de transports, comme l’indique Ushuïa :

« Si vous voulez vous rendre à Carhaix, préférez les transports collectifs. La tarification du trajet est la suivante : 10 euros à partir de toutes les gares bretonnes, 1,50 euros pour prendre un bus au départ de 25 villes. Un site de covoiturage sera aussi proposé. »


En fait, l’ADEME a proposé un kit de soutien aux festivals pour qu’ils puissent appliquer des mesures de développement durable et ainsi réduire leur empreinte écologique, voici ce qu’en dit par exemple Sequovia :

« L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a mis à  disposition des organisateurs  un outil, nommé Adere (Auto-diagnostic environnemental pour les responsables d’événements), pour leur permettre d’évaluer leurs impacts environnementaux et de les réduire.
«L’outil Adere est pédagogique, mais il ne s’adresse qu’aux organisateurs
, déplore Stanislas Surun. Il faudrait que chacun, producteurs, tourneurs, prestataires, puissent se retrouver dans un univers commun». C’est dans ce but que le Synpase, syndicat national des prestataires de l’audiovisuel scénique et événementiel, est en train de créer un label développement durable qui en intègre les trois volets (environnement, social, économique). »

On retrouve dans le volet environnement (mais on pourrait rajouter que ceci concerne aussi le social, puisque le covoiturage est aussi un moyen de faire connaissance avec ceux qui partagent les même trajets – collègues, par exemple; et économique, puisqu’un trajet covoituré à 3 permet d’économiser sur 30km quotidiens près de 1 700€ par an).

Bons festivals, bon été, et à a rentrée !

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La Voix du Nord teste le covoiturage

Le covoiturage d’accord, c’est une bonne idée oui, mais… Est ce simple ? Pour y voir plus clair, nous avons testé pour vous l’un des principaux sites, www.covoiturage.fr. …

> Première étape : le profil. Comme pour la plupart des sites, il faut donner son nom, prénom, e-mail et peut-être un peu plus embêtant, si vous êtes frileux côté confidentialité, un numéro de téléphone. Mais l’inscription est très facile à effectuer.

> Deuxième étape, le trajet : Hazebrouck – Lille. Une fois les deux villes entrées, plusieurs fiches de conducteurs apparaissent. Bien pratique, le site ne donne pas seulement les conducteurs qui font le trajet recherché mais aussi ceux qui y font étape. Ainsi, quelqu’un qui part de Saint-Omer et qui passe par Hazebrouck, sera signalé. Le site indique aussi le nombre de places restantes et conseille un prix. Une base pour un accord entre conducteur et passagers.

> Troisième étape : le contact. Comment choisir son conducteur ? Le site propose plusieurs vignettes pour cerner un peu mieux la personnalité de celui/celle qui va vous emmener à bon port : on sait ainsi si c’est un homme ou une femme, s’il aime bien discuter ou pas, s’il accepte la cigarette ou pas, les bagages ou pas, etc. Une fois choisi, on peut même aller voir une « fiche trajet » sur laquelle le conducteur a pu laisser des commentaires (par exemple : « Je travaille tous les jours mais mes horaires sont souples »). Une fois le choix effectué, il suffit de prendre contact. Pour cela deux possibilités : le numéro de téléphone, si le conducteur a accepté que le site l’affiche, ou l’e-mail. A chaque fois que nous avons appelé, les numéros ou e-mails et les trajets étaient toujours d’actualité.

Source : La Voix du Nord

Le covoiturage aujourd’hui est féminin, salarié et quotidien

Une intéressante enquête a été mise en ligne au sujet du covoiturage par Ecolutis, qui propose des solutions professionnelles de covoiturage (nous avions vu que sur le marché du covoiturage – estimé à 500 milliards de dollars par Nokia au niveau mondial – une grande partie pouvait être exploitée par les entreprises, comme chez EADS à Toulouse).

L’étude a porté sur les inscrits du site covoiturage17, sur le bassin de la Communauté d’agglomération de la Rochelle (200 000 habitants). Le questionnaire a été envoyé à 2 200 personnes dont 210 ont répondu. Nous en savons désormais un peu plus sur le profil des covoiturants, des informations à recouper avec cette sociologie « sauvage » du covoiturage.

Le profil type :
– une femme (dans 62% des cas… la conscience écologique a t-elle un sexe ?)
– de 25 à 45 ans (mais depuis un an, les différentes classes d’âge s’harmonisent, avec une forte progression chez les – de 25 ans et les 55-65 ans)
salariés dans 70% des cas (e mythe de l’auto-stoppeur baba-cool en prend un coup ! Voir à ce sujet les différents freins du covoiturage – et comment ils sont souvent imaginaires)
– un trajet d’une distance moyenne de 20-40km (donc souvent des trajets domicile-travail, sur lesquels les covoiturants de San Francisco économisent désormais 30 minutes)
– un trajet quotidien dans 49% des cas
– avec un « règlement » des frais de la main à la main (un écueil évité par les solutions de covoiturage dynamique qui disposent d’un portefeuille automatisé comme Covivo)
– avec 2 personnes dans 54% des cas.

Pourquoi faire du covoiturage ?
– Pour faire des économies (rappelez-vous, un trajet moyen de 30km covoituré à 3 ans 3 fois par semaine pendant un an fait économiser près de 1 700 euros)
– le principal inconvénient est la variabilité des horaires (un obstacle que le covoiturage dynamique, en temps réel, permet de contourner)

Toutes ces statistiques sont particulièrement intéressantes, en ce qu’elles démontent, pour la plupart, les mythes du covoiturage. Ce mode de transport qui s’inscrit dans la mobilité durable permet de faire des économies et de soigner son empreinte écologique. L’avenir, clairement, est au covoiturage dynamique, aussi appelé covoiturage mobile, car il permet grâce aux technologies 3G (qui permet d’être connecté en permanence au réseau) et GPS (qui permet de localiser chauffeur et demandeur) de synchroniser l’offre et la demande de covoiturage avec, en sus, une gestion automatisée des transferts d’argent entre les parties. On conseillera aussi sur le même modèle l’article sur le parking dynamique, vraiment étonnant, dont une entreprise française tente d’importer le concept, très séduisant.

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